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Côte d’Ivoire -Dialogue Politique: La CDRP dresse ses exigences avant toutes discussions avec Alassane Ouattara

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Côte d’Ivoire – Politique – La plateforme de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix (CDRP), a dans une déclaration le vendredi 13 novembre 2020 à Cocody, dressé une liste de conditions à satisfaire avant de s’assoir à la table des discussions dans le cadre d’un dialogue politique inclusif. Notamment, le strict respect des dispositions de la Constitution de 2016, l’invalidation du scrutin du 31/10/20020, la reprise des discussions sur la CEI et la réforme de cet organe, la dissolution et réforme du Conseil Constitutionnel et l’audit de la liste électorale. Ci-dessous l’intégralité de la déclaration.

Mémorandum des partis Politiques membres de la CDRP relatif à l’appel de Monsieur Alassane Ouattara pour renouer le dialogue avec le Président Henri Konan Bédié.


I) CONTEXTE
Au cours de son allocution télévisée du lundi 09 novembre 2020, le Président sortant Alassane Ouattara a exprimé son désir de rencontrer le Président Henri Konan Bédié. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du dialogue politique réclamé de longue date par l’opposition, a eu lieu le 11 novembre 2020, au Golf Hôtel. Les deux personnalités ont convenu de se revoir pour approfondir les discussions en vue de réunir les conditions d’une paix véritable et durable en Côte d’Ivoire.


Les partis membres de la CDRP félicitent et encouragent le Président Henri Konan Bédié pour son sens élevé de responsabilité en acceptant cette rencontre.
Les partis membres de la CDRP, acteurs privilégiés de l’actualité récente de notre pays, viennent par ce mémorandum donner leur point de vue sur les discussions à venir.
Il est utile de rappeler que la CDRP et la quasi totalité de l’opposition ont, très tôt, décelé les signes avant-coureurs de la crise que nous vivons aujourd’hui lorsque, le Président sortant contre toute attente, a décidé de briguer un troisième mandat, alors que la Constitution de la Cote D’ivoire limite le nombre de mandats à deux. Pour aboutir à ses fins, il a créé un environnement politique délétère et mis en place des organes totalement acquis à sa cause, notamment une Commission Electorale dite indépendante et un Conseil Constitutionnel aux ordres.
C’est pourquoi les partis membres de la CDRP et l’opposition s’étaient tous rassemblés, pour mener des négociations en vue s’assainir l’environnement politique et traiter en amont, des questions liées à l’organisation de l’élection présidentielle, de celles relatives au code, la composition de la CEI et à la candidature du Président sortant, Alassane OUATTARA, à un troisième mandat.


Malgré les appels et autres recours à des institutions, les correspondances et autres saisines en faisant foi, les démarches initiées par la CDRP et l’opposition, n’ont jamais été entendues par le régime de monsieur Alassane Ouattara et par le RHDP. C’est donc ce refus de dialogue et du non-respect des dispositions de notre Constitution, notre loi fondamentale qui a plongé notre pays dans la grave crise que nous connaissons maintenant avec hélas, d’importantes conséquences dont :
– de nombreuses pertes en vies humaines ;
– l’instrumentalisation de conflits communautaires des destructions massives de biens matériels ;
des poursuites et des incarcérations arbitraires ;
la mise sous blocus des résidences de personnalités de l’opposition ;
Pour ramener une paix durable dans notre Pays la Côte D’Ivoire et abréger la souffrance des populations, la CDRP continuera de privilégier la voie du dialogue et de la négociation. Il y a cependant des conditions à remplir.
II) PREALABLES A LA DISCUSSION
La CDRP exige compte tenu de l’environnement actuel et de ce qui précède, que les conditions qui suivent soient satisfaites avant toute discussion. Nul ne peut et nous citons « ……. aller à une table de négociation en étant bâillonné, privé de ses droits élémentaires et de sa liberté de mouvement ». (Déclaration du PDCI-RDA en date du 11/11/2020)
C’est pourquoi, avant toute discussion, le CDRP demande :
La levée définitive du blocus autour de la résidence du Président Henri Konan ;
La levée définitive du blocus autour des résidences de tous les leaders des partis politiques de l’opposition, notamment celles du Pr Maurice KAKOU GUIKAHUE, du Dr Assoua Adou, de messieurs Affi N’Guessan, Albert Mabri Toikeusse et Hubert Oulaye ;
La libération de tous les responsables et militants des partis politiques de l’opposition, ainsi que les acteurs de la société civile, injustement et illégalement incarcérés, dont le Pr Maurice KAKOU GUIKAHUE, M. N’Dri Pierre Narcisse, le Président Félicien Sékongo, le ministre Alain Lobognon, Député à l’Assemblée Nationale, Mmes Anne Marie Bonifon, Pulcherie Gbalet, Valérie Yapo, Mr Assi N’Guessan, les Sénateurs Seri Bi N’Guessan et Bassy Koffi ;
Le retour sécurisé de toutes les personnalités maintenues en exil au mépris de l’article 22 de notre loi fondamentale, dont le Président Laurent Gbagbo, le Président Soro Kigbafori Guillaume, le Ministre Charles Blé Goudé et le Maire Akossi Bendjo ;
La cessation de toutes les poursuites judiciaires contre les responsables et militants de l’opposition, ainsi que les acteurs de la société civile ;
Le retour à un fonctionnement normal des partis politiques de l’opposition, avec un libre accès à leurs locaux ;
La création d’une commission d’enquête internationale sur les événements survenus dans notre pays depuis le mois d’août 2020 et la mise en place de dispositions permettant d’indemniser les victimes ;
La libération de tous les prisonniers politiques et militaires du conflit post électoral de 2010 ;
Le démantèlement des milices du régime RHDP.
En outre, les autres partis membres de la CDRP réaffirment la nécessité du dialogue inclusif et son élargissement à l’ensemble des personnalités et des plateformes et partis politiques de l’opposition rassemblés autour du Président Henri Konan BEDIE tel que rappelé par le communiqué du PDCI-RDA, en date du 11 novembre 2020.
III) PROBLEMES DE FOND ET PERSPECTIVES
Les problèmes politiques soulevés par la CDRP et toute l’opposition ivoirienne que le pouvoir du RDHP a rejetés du revers de la main demeurent et sont donc à résoudre pour inscrire notre pays dans un état de droit et ramener les conditions d’une paix définitive et durable. Il s’agit de :
strict respect des dispositions de la Constitution de 2016 ;
L’invalidation du scrutin du 31/10/20020 ;
La reprise des discussions sur la CEI et la réforme de cet organe ;
La dissolution et réforme du Conseil Constitutionnel ;
L’audit de la liste électorale ;
La CDRP consciente de ses responsabilités historiques informe ses militants et sympathisants qu’elle a pris la décision de maintenir le mot d’ordre de désobéissance civile dans le respect de la non-violence et de la paix.
Fait à Abidjan le 13 novembre 2020

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Côte d’Ivoire – Affaire des élèves gendarmes tabassent une journaliste: le général Apalo exprime ses regrets

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gendarmerie nationale

Côte d’Ivoire – Suite au comportement pas trop catholique des élèves-gendarmes qui ont molesté des honnêtes citoyens dans la commune d’Adjamé dont une journaliste, le commandant supérieur de la gendarmerie, a, dans un communiqué exprimé son indignation. Ci-après l’intégralité dudit communiqué.

Le dimanche 9 Mai 2021, un groupe d’élèves sous-officiers de première année de l’École de Gendarmerie d’Abidjan, ayant bénéficié d’une permission collective, a molesté sans aucune raison, d’honnêtes citoyens dont une journaliste dans la commune d’Adjamé.

Cet acte inqualifiable a gravement perturbé la quiétude des populations et créé une psychose en leur sein.

Informé de la situation, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale s’est aussitôt rendu au chevet de la journaliste pour exprimer ses regrets et apporter à toutes les personnes victimes de ces désagréments, sa compassion ainsi que celle de l’Institution toute entière.

Les agissements de ces quelques élèves-gendarmes, contraires à l’éthique et au règlement militaire sont de nature à jeter le discrédit et ternir l’image de la Gendarmerie nationale dont la mission première consiste à protéger les personnes et leurs biens.

Des patrouilles projetées ont permis d’interpeller certains de ces fauteurs de troubles et une enquête a été ouverte à l’effet d’identifier leurs complices.

Tous ces individus encourent les sanctions disciplinaires prévues dont la radiation des effectifs de la Gendarmerie nationale, conformément au Code de la fonction militaire.

La Gendarmerie Nationale tient à rassurer les populations que toutes les dispositions seront prises pour que de tels agissements ne se reproduisent plus.

Fait à Abidjan, le 10 Mai 2021,

                     Le Général de Corps d’Armée ALEXANDRE APALO TOURE

Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale;

©CotedivoireNews

Abran Saliho

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Côte d’Ivoire: Entre réconciliation, délestage, pénurie d’eau et intimidations

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pénurie d'eau, délestage, réconciliation

Côte d’Ivoire – La Côte d’Ivoire vit au rythme d’une décrispation souhaitée et attendue de tous. De nombreux exilés de la crise postélectorale ont regagné depuis peu leur pays natal. Ceux restés au pays vivent dans l’effervescence des préparatifs et dans l’expectative du retour du président Laurent Gbagbo.

Le peuple ivoirien dans son entièreté et dans sa diversité, se met à rêver et à croire à une véritable réconciliation où les ivoiriens ne se regarderont plus en chiens de faïence.

Mais dans cette atmosphère d’attente, le quotidien des ivoiriens rime avec les interruptions intempestives d’électricité et une pénurie d’eau dans plusieurs quartiers d’Abidjan et des villes de l’intérieur du pays. Quand prendra fin cette situation ? Bien malin celui qui répondra à cette question.

En attendant des jours meilleurs, deux faits retiennent l’attention. On se rappelle il y a peu, que dans la mouvance des blagues auxquelles donne droit le début du mois d’avril, un enseignant avait publié sur sa page Facebook que la ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné avait donné sa démission du gouvernement.

Aussitôt, le service de communication dudit ministère, à travers un communiqué avait démenti l’information qu’il avait qualifiée de mauvais goût. On croyait qu’après ce démenti, tout était rentré dans l’ordre, quand une information récurrente circule sur les réseaux sociaux, faisant état de l’arrestation de l’enseignant auteur de la blague. Si cette information s’avérait, il n’y a plus qu’à désespérer de notre pays et de ses dirigeants. Et de nombreuses questions taraudent l’esprit.

En quoi cette plaisanterie, fut-elle de mauvais goût, à une période prévue à cet effet, nuit-elle objectivement à madame la ministre ?

Que recherche-t-on en donnant une suite (peut-être judiciaire) à une affaire que les ivoiriens auraient oublié deux jours après ?

A-t-on anticipé la réaction des syndicats des enseignants si d’aventure l’enseignant venait à être condamné ?

Dire qu’une ministre a démissionné, alors qu’en réalité il n’en est rien, pouvait être royalement ignoré et personne ne se serait souvenu deux jours plus tard et la vie aurait continué comme si de rien était !

Autre lieu, autre convocation à la police.

Damana Pickass, à peine rentré d’exil a été convoqué à la police pour y être entendu sur des propos qu’il a tenus devant les militants de son parti à Yopougon. Voici ses propos : « …Nous revenons de loin parce que nous avons voulu modernisé notre pays. Nous avons voulu développer notre pays, nous avons voulu travailler pour que la Côte d’Ivoire qui est un pays riche, que cette richesse puisse impacter la vie des ivoiriens, et chaque ivoirien, y compris ceux que nous avons hébergés en toute hospitalité sur ce territoire puisse vivre décemment, en paix. Ça a été notre erreur, ça a été notre crime. Un matin du 19 septembre 2002, une horde d’assaillants a envahi notre pays, a commencé à massacrer les ivoiriens… ».

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Cette déclaration a donné une véritable poussée d’urticaire à certains ivoiriens qui ont embouché la sempiternelle litanie de la xénophobie et s’offusquent que Pickass revienne sur le passé.

D’autres encore, affirment que le retour au bercail des exilés est une faveur à eux faite par M. Ouattara et par conséquent, il serait judicieux par reconnaissance, que ces exilés se taisent. Cette même faveur est étendue au président Gbagbo qui bientôt foulera le sol ivoirien. C’est le lieu de rappeler à ceux qui ne le savent pas, que c’est le président Gbagbo qui a levé le mandat d’arrêt qui pesait sur M. Ouattara et lui a permis de rentrer au pays. Il n’en tire aucune fierté parce qu’il n’a fait qu’appliquer la constitution ivoirienne qui stipule qu’aucun ivoirien ne doit être contraint à l’exil !

Ces deux affaires sont de toute évidence des messages subliminaux envoyés aux ivoiriens, quant à ce que les gouvernants leur réservent, s’ils ne se tiennent pas droit et s’ils pensent user de leur liberté d’expression. Il s’agit d’envoyer un signal fort à ceux qui croient disposer d’une liberté d’expression et de pensée autre que celle qui sied au pouvoir. Mais en réalité ce ne sont que des intimidations qui assurément ne pourront pas prospérer.

En attendant, le souci actuel des ivoiriens est de se sortir des affres du délestage et de la pénurie d’eau dont on veut les détourner…

S’il y a eu un matin en Eburnie, il y aura un soir et l’ivraie sera séparée du vrai.

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Nazaire Kadia, Analyste Indépendant

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Mairie d’Adjamé: Les agents formés sur les procédures de rectification de rétablissement et d’annulation d’actes d’état civil

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agents de la mairie d'Adjamé formés

Côte d’Ivoire – « Les Procédures de Rectification de Rétablissement et d’annulation d’Actes d’état civil ». C’est le thème du séminaire organisé sous la férule du Ministère de la Justice et des Droits de L’Homme – Direction du Contrôle de l’État Civil et des Archives (DECA) – dans les locaux de la Mairie d’Adjamé le mercredi 5 mai 2021. 

Le Procureur Rigobert Zeba, Conférencier pour l’occasion, a instruit les récipiendaires suivant plusieurs axes émanents des  »Procédures de Rectification » et des nouvelles dispositions de  »Rétablissement et d’annulation d’actes d’état civil ». Mais encore, la délivrance des copies et extraits d’acte d’état civil ainsi que la conservation des données civiles etc.

Au terme de ce séminaire, des agents ont manifesté la joie d’acquérir ces dispositions actualisées desdites  »Procédures » de l’état civil et tous ses compartiments.

« C’est une très bonne chose et c’est une opportunité pour nous. Cela nous permet de mieux faire notre travail et de pouvoir être en phase avec les usagers afin que tout le monde soit satisfait au niveau de l’état civil », a dit Koné Yacouba chef du service informatique de la Mairie d’Adjamé.  

Au sortir de ce séminaire, le Magistrat Rigobert Zeba a eu une audience avec le Député-Maire Farikou Soumahoro avant de prendre congé de ses hôtes.

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Abran Saliho avec SERCOM

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