Connect with us

Cotedivoirenews

Côte d’Ivoire: Le Fpi se dit « indigné » par le nouveau prix du cacao fixé par le gouvernement

Published

on

Cote-divoire-prix-du-cacao

Publié ce mercredi 09 Octobre 2019 )à 16h 10 (Temps de lecture:2min)

Côte d’Ivoire – Politique – Le Front Populaire Ivoirien se dit indigné après après que le gouvernement ai fixé le prix du cacao bord champ à 825 FCFA. Ci-dessous, l’intégralité de l’analyse du FPI.

Déclaration relative au prix du café cacao

C’est avec consternation que le Front Populaire Ivoirien (FPI) dirigé par le Président Laurent Gbagbo a appris, au terme du Conseil des ministres tenu le 2 octobre 2019, le montant du prix minimum garanti bord champ du kilogramme de cacao aux producteurs pour la campagne principale 2019-2020, fixé à 825 FCFA. Selon le gouvernement ivoirien, ce prix découle d’un effort consenti au profit des paysans, au regard de la « tendance baissière des cours internationaux ».

Pourtant, lors d’une interview accordée le 6 août 2019 au journaliste Brou Aka Pascal et diffusée sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision ivoirienne (RTI1), le Chef de l’Etat ivoirien a promis un prix minimum garanti d’au moins égal à 1000 francs CFA aux producteurs ivoiriens, quels que soient les aléas des marchés boursiers. Bien que dubitatifs quant aux nombreuses promesses politico-économiques du régime actuel, les paysans, avec cette dernière annonce du prix du cacao, voient s’envoler l’espoir d’une amélioration de leurs conditions de vie, à l’approche des échéances électorales de 2020. La fixation du nouveau prix bord champ des fèves de cacao, constitue une grosse déception pour les valeureux paysans qui, une dizaine d’années auparavant, vendaient leurs récoltes cacaoyères à un prix bord champ de 1 000 FCFA, concédé par le gouvernement du Président Laurent Gbagbo, dans un contexte de guerre et de troubles sociopolitiques. Là où le gouvernement ivoirien évoque un fléchissement récurrent des cours mondiaux du cacao, le Front Populaire Ivoirien constate, avec une grande amertume, que le prix de « l’or brun » est nettement supérieur dans d’autres pays producteurs, comparativement à celui en cours chez le leader ivoirien.

Ainsi, dans le deuxième pays producteur mondial de cacao, au Ghana, le prix d’un kilogramme de fèves pour la campagne 2019-2020 est fixé à 8,24 Ghana-cédis, soit environ 920 FCFA (cf la revue Commodafrica, article « Afrique de l’Ouest – Cacao » paru le 1er octobre 2019). Le différentiel de prix du cacao d’environ cent francs CFA observé entre le Ghana et la Côte d’Ivoire pourrait fragiliser l’accord sur la commercialisation du cacao signé récemment entre ces deux pays, notamment au niveau de la lutte contre les contrebandes transfrontalières.

Au Nigeria, première puissance de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), le kilogramme de cacao est vendu à 720 nairas, équivalant à 1 194 FCFA. Enfin au Brésil, en Amérique latine, le prix du kilogramme du cacao est acheté au minimum à 8,8 reals brésiliens, soit un peu plus de 1 275 FCFA.

A l’analyse, depuis la prise brutale du pouvoir d’Etat par le RDR en 2011, les Ivoiriens assistent à des pratiques mafieuses dans la filière cacao, gangrenées par le clientélisme. On se rappelle que lors de la campagne 2016-2017, 2/3 des 30 exportateurs de cacao, se sont tous révélés proches du Chef de l’État et avaient bénéficié d’une d’exonération de taxes d’environ 11 milliards de FCFA. Cette dispense fiscale n’a eu aucune incidence sur le prix bord champ proposé aux paysans.

En mars 2018, un rapport d’audit diligenté par un cabinet international a dévoilé que 185 milliards de francs CFA ont été détournés au profit des hommes proches du pouvoir sans que personne ne soit inquiétée (Rapport final du 13 mars 2018 réalisé par le cabinet KPMG relatif à l’audit du système de commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire). Le pouvoir ivoirien se rend ainsi complice de la misère des producteurs ivoiriens de cacao qui contribuent au bas mot à 10% du Produit Intérieur Brut (PIB). N’est-ce pas ces derniers qui font la fierté nationale en hissant le pays au rang de premier producteur mondial de fèves de cacao avec 2,2 millions de tonnes produites en 2019?

Le Front Populaire Ivoirien s’indigne contre ce nouveau prix du cacao non incitatif, imposé aux paysans de la filière et inhibiteur de leur force de travail.

Le Front Populaire Ivoirien demande au pouvoir actuel de s’affranchir des manœuvres politiciennes à visée électoraliste pratiquées dans la fixation du prix du kilogramme de cacao aux producteurs et de poursuivre toutes les personnes qui se sont rendues coupables de détournements de fonds dans cette filière.

Le FPI apporte son soutien et sa solidarité à tous les valeureux paysans et les invite à garder espoir et à rester mobilisés pour les défis futurs.

Fait à Abidjan, le 8 octobre 2019
Pour Le FPI
Dr Boni BEDA
Vice-président du FPI en Charge de la Politique Financière et du Patrimoine du Parti

Cotedivoirenews

Procès de Gbagbo et Blé Goudé à la Haye: La CPI, la montre et le temps

Published

on

CPI Procès

Côte d’Ivoire – La session de la Chambre d’Appel de la Cour Pénale Internationale(CPI), de février dernier, statuant sur la levée des restrictions mises à la liberté du président Gbagbo et du ministre Blé Goudé après leur acquittement par la Chambre de première instance, nous a donné de voir une fois de plus la légèreté et l’incohérence de l’accusation, et des désaveux à faire éternuer un bouc !

Alors qu’au cours de cette session, il s’agissait d’analyser l’hypothèque qui pèse sur la libération totale des acquittés, chaque camp devant apporter des arguments à l’appui de sa position, le souci du procureur se bornait à leur possible fuite. Comment des personnes jugées deux années durant, reconnues innocentes et acquittées, peuvent-elles s’enfuir alors qu’aucune charge ne pèse sur elles ? 

L’avocat des victimes, sans se rendre compte, a dévoilé les vrais motifs de toutes ces gesticulations qui font traîner le procès en longueur. Pour celle-ci, le président Gbagbo est populaire, il a beaucoup de partisans ; s’il jouit de toute sa liberté, il lui est possible de revenir au pays, prendre part à l’élection présidentielle, la gagner et s’offrir ainsi  les moyens de se soustraire aux poursuites de la Cour Pénale Internationale à l’image de Uhuru Kenyatta ou Omar El Bachir.

Cet aveu met au grand jour, ce qui a été dénoncé par plusieurs observateurs. Le procès a quitté le temple de Thémis pour se retrouver dans l’arène des gladiateurs : la politique.

C’est à l’aune de la déclaration de l’avocat des victimes, qu’il faut analyser l’intrusion des avocats mandatés par l’Etat de Côte d’Ivoire. Ceux-ci, dans leurs déclarations, montrent de toute évidence, qu’ils arrivent à ce procès comme un cheveu sur la soupe, avec des arrière-pensées n’ayant rien à voir avec le temple de Thémis.

Ces avocats semblent être complètement déconnectés par rapport à la procédure en cours, en faisant état d’une éventuelle condamnation des acquittés, ignorant royalement l’acquittement prononcé par la chambre de première instance, et s’agrippant à l’espoir de l’appel interjeté par le procureur, dont personne ne peut dire s’il sera reçu ou rejeté.  Ils se sont contentés de réciter la litanie que le procureur a chantée tout au long du procès.

Mais à la lumière d’une vidéo diffusée au cours de cette session par la défense du président Gbagbo, ces avocats se disant mandatés par l’Etat de Côte d’Ivoire, œuvrant et agissant en son nom pour que les deux acquittés soient maintenus dans les liens de la détention, ne sont que des « faussaires et des imposteurs » à qui rien n’a été demandé, ni par le gouvernement ni par le Chef de l’Etat. Dans l’extrait du film projeté, le Chef de l’Etat dit ne pas être associé à leurs manœuvres.

Aujourd’hui, avec les différents reports du verdict de la Chambre d’appel et la demande de la procureure d’annuler le procès pour le reprendre, on comprend aisément que les préoccupations sont ailleurs. Il s’agit de faire trainer ce procès en longueur, pour permettre la forclusion de Gbagbo à l’élection présidentielle de 2020 ou au besoin de l’user au point qu’à sa sortie, il ne soit plus capable de jouer un rôle politique actif.

La CPI, s’est donc munie d’une montre dont elle peut avancer ou reculer les aiguilles à sa guise, sans pour autant avoir une emprise sur le temps. Ce temps appartient à l’Incréé, qui en dispose comme il veut. Alors tout peut arriver.

Soyez sans crainte, je suis dans la révélation

L’ivraie sera séparée du vrai

Demain nous appartient…Dieu voulant !

Nazaire Kadia, Analyste Indépendant

©CotedivoireNews 

Lire Plus

Cotedivoirenews

Côte d’Ivoire : Les enseignants des écoles de Yamoussoukro rentrent en grève à cause d’un cas de Covid-19

Published

on

Les enseignants des écoles de Yamoussoukro rentrent en grève à cause d'un cas de Covid-19

Côte d’Ivoire – Education nationale – Les syndicats d’enseignants à Yamoussoukro ont décidé de rentrer en grève pour une période de deux semaines après qu’un élève dans une école de la capitale politique ivoirienne ai été testé positif au coronavirus.

“Les cours sont arrêtés depuis vendredi pour une période de 14 jours jusqu‘à nouvel ordre”, a déclaré le secrétaire général du syndicat national des enseignants du secondaire de Côte d’Ivoire, Ouly Adama, joint par téléphone.

Cette grève a été lancée lors d’une assemblée générale de sept syndicats d’enseignants au lycée scientifique de Yamoussoukro, qui ont décidé de l’arrêt des cours dans toutes les écoles de la ville, selon plusieurs enseignants.

“S’il y a des rencontres avec les autorités et qu’on nous fait des propositions pour notre sécurité, l‘école pourra reprendre”, a précisé Ouly Adama, professeur d’histoire-géographie au collège moderne 2 de Yamoussoukro.

“Les autorités ont d’abord nié la contamination de l‘élève alors que nous l’avons appris de sources hospitalières sûres”, a-t-il affirmé.

Selon plusieurs sources hospitalières à Yamoussoukro jointes par l’AFP, un élève de terminale du lycée scientifique de la ville a été testé positif au covid-19 et transféré à Abidjan pour être pris en charge.

Le site du lycée scientifique abrite trois lycées, qui comptent un “effectif énorme de vingt mille élèves”, a souligné Ouly Adama.

“Nous exigeons que la classe et les professeurs avec qui l‘élève est rentré en contact soient mis en observation”, a-t-il dit.

Aucun kit de protection

Selon lui, il n’y a aucun kit de protection ni de dispositif sanitaire dans les écoles à Yamoussoukro. “Même pour les caches-nez (masques), on nous demande de les acheter”.

Le gouvernement ivoirien a autorisé la réouverture des écoles depuis lundi, après deux mois de fermeture pour lutter contre l‘épidémie de coronavirus.

Le gouvernement a aussi autorisé tous les élèves qui avaient rejoint leurs familles à Abidjan pendant la fermeture à regagner leurs établissements à l’intérieur du pays pour la reprise des cours, ce qui était le cas de l‘élève infecté détecté à Yamoussoukro.

“Il a fait son test à Abidjan le 12 mai et sans attendre le résultat, il est venu à Yamoussoukro le 16 mai. Le lundi 18 mai, l‘élève est allé au cours comme tous ses camarades. Dans la soirée, le directeur régional de la santé de Yamoussoukro a été informé de son résultat positif. Il a été soustrait discrètement et conduit à Abidjan”, a expliqué un enseignant sous couvert d’anonymat.Selon le dernier bilan officiel vendredi, la Côte d’Ivoire a enregistré 2.341 cas de coronavirus dont 29 décès.

©CotedivoireNews  avec AFP

(Le Titre et le chapeau sont de la redaction)

Lire Plus

Cotedivoirenews

Lutte contre la COVID-19: L’ONG Overcome Women apporte son soutien aux survivantes de violences conjugales et de violences sexuelles

Published

on

Don ONG Overcome Women

Côte d’Ivoire – COVID-19 – Dans le but d’apporter son soutien aux femmes et jeunes-filles victimes de violences sexuelles et/ou conjugales, l’ONG Overcome Women avec à sa tête l’activiste-féministe Marie-France Kouakou, a effectué une tournée de distribution de vivres à ces dernières.

Pour cette première phase, ce sont 20 victimes des communes de Cocody, Yopougon, Abobo et de Marcory qui ont bénéficié du soutien de l’ONG Overcome Women et ses mécènes.

« Du 14 au 15 mai 2020, nous avons parcouru les communes de Cocody, Yopougon, Abobo et Marcory pour distribuer des kits alimentaires aux femmes et aux jeunes filles victimes de violences conjugales et de violences sexuelles en vu d’apporter un soutien conséquent dans cette période difficile que vivent plusieurs femmes dans leur maison« , a fait savoir Marie France Kouakou, première responsable de l’ONG donatrice.


Ces kits alimentaires sont constitués de sacs de riz, de l’huile, des pattes alimentaires, du sucre, des épices, des ships pour enfant et d’une enveloppe déterminée en fonction des besoins identifiés chez la survivante.

Poursuivant, l’activiste féministe, Marie France Kouakou a traduit sa gratitude aux donateurs pour leur soutien sans faille.

Don-ONG-Overcome-Women-

« Nous remercions tous les donateurs en occurrence mesdames Thérèze Gnapié, Martine Kouassi, Anna Bailly Traoré et Yakiema Kouyaté pour leur soutien indéfectible. Aux femmes, nous les encourageons à dénoncer ces violences et à faire preuve de courage et de persévérance durant le suivi post violence. Nous continuerons à vous soutenir et vous aider à retrouver votre dignité. Vous n’êtes pas seules, l’ONG Overcome Women est disposée à vous aider et à vous soutenir jusqu’à ce que vous retrouvez la plénitude de votre épanouissement« , a rassuré la responsable de l’ONG Overcome Women.

©CotedivoireNews 

Abran Saliho

Lire Plus
Advertisement Enter ad code he
re

Tendances

Copyright © 2019 By ZKF Agency - +225 07 34 0909 6 Tous droits réservés