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Gagnoa -Industrie de transformation de bois: La CIB ferme ses portes et jette près de 600 ménages à la rue

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Côte d’Ivoire – Région du Goh – Ils sont plus de 600 ménages, représentant autant d’employés, dont 175 embauchés exerçant sous Contrat à Durée Indéterminée (CDI), à la seule et unique industrie de transformation de bois du département de Gagnoa, la Compagnie Industrielle du Bois (CIB), à avoir été jetés à la rue.

La CIB a fermé ses portes et mis son personnel en chômage technique, parce que pour l’année 2020, ses permis d’exploitations n’ont pas encore été renouvelés, pour absence de certificat de non-redevance, du fait de l’existence d’une dette auprès des services de la police forestière de plus 337 millions FCFA.

Cette somme représentant l’amende pour cumul de procès-verbaux non payés pour le compte de l’année 2018-2019.

Hier, dans l’après-midi du lundi 17 Février, un groupe d’employés, conduit par le secrétaire général du Syndicat des Travailleurs de la CIB (SYNTRA-CIB), a lors d’une conférence de presse dans les locaux de l’usine à Gagnoa, plaidé pour la réouverture de l’usine.

Femmes, enfants, adultes, élèves, tous bénéficiaires direct ou indirect de la CIB, étaient réunis autour des employés, pancarte en main, pour lancer un appel en direction des autorités du pays.

« Nous appelons l’Etat au secours, nous voulons continués de travailler, de vendre et d’aller à l’école », a plaidé le secrétaire général N’Zi Yao Christophe.

Tous s’interrogent sur la survie de ces 600 ménages, après cette annonce de la mise au chômage technique, intervenue pour « raison économique ».
Dans leur volonté de trouver une solution définitive et ainsi ne pas voir disparaitre la seule et unique unité industrielle du département et singulièrement une usine de transformation du bois, les agents mis au chômage, suggèrent un abattement « significatif » de l’amende fixée à l’entreprise par les services de la police forestière. L’objet est de voir la CIB reprendre du service, ont-ils dit.


Interpellé par la presse, la direction de l’entreprise, par le biais de son Chef du personnel, M. Koné Karna, a confirmé que le chômage technique est officiellement en vigueur depuis le vendredi 14 Février, tout en précisant qu’il s’agit de « raison indépendante de la volonté de l’employeur ».
Considérant que la CIB est une société de transformation de bois, dont la matière première est le bois, l’incapacité d’accéder à ces périmètres d’exploitation, ne peut que constituer la fin des activités de la Compagnie Industrielle du Bois, fait-il observer.
Tout en reconnaissant l’existence de ce cumul de dette, M. Koné assure que les Eaux et Forêts étant l’Etat, « on ne peut pas faire palabres avec l’Etat ». Sa seule arme dit-il, c’est le plaidoyer, afin de se voir bénéficier d’un « abattement conséquent », dans le cadre d’un règlement financier, vu que selon lui, les raisons qui fondent ces amendes, ne sont toujours pas imputables à sa société.

« Ils nous accuse de non marquage des souches », fait observer le chef du personnel, indiquant qu’à la vérité selon lui, « cette activité illégale sur nos parcelles », est plutôt le fait de scieurs clandestins, qui « sans foi ni loi », abattent les arbres dans les périmètres dont ils ne sont pas propriétaires.

Pour M. Koné, il s’agit d’une réalité connue de tous à Gagnoa et dans les zones où existe encore des unités de transformation de bois et des périmètres d’exploitation, s’irrite M. Koné.
Faisant observer que son entreprise n’est nullement dans une position de « chantage ni d’harcèlement », il demande à l’Etat, de faire avec lui, le constat que la CIB est seulement en train de renaitre, avec les règlements des arriérés de salaire et dettes épongés, par la nouvelle équipe conduite par le fils du PDG, Ralph Fadoul, depuis bientôt six mois, alors que l’entreprise était « mourante » depuis plusieurs années.
La règle oblige en effet, tout exploitant à de marquer la souche de l’arbre coupé et la bille, du même numéro, et de le préciser dans le grand livre, afin que les services des Eaux et Forêts, soient en mesure de vérifier que le volume de bois couper dans le périmètre est le même que celui autorisé en début d’exercice. « Chacun ne pouvant couper le nombre de bois à sa convenance, sur le périmètre qui lui est attribué », fait observer une source près du dossier.


Interrogé sur les raisons qui pourraient amener un détenteur de permis d’exploitation, à ne pas marquer les billes couper, susceptible d’entrainer des amendes, ladite source, prêt des Eaux et Forêts explique que sur la base du système « moins tu déclares, moins tu payes », l’opérateur économique pourrait ne pas toujours déclarer avec exactitude le nombre de bois coupé.

La fermeture des portes de la CIB et la mise au chômage technique des 600 employés, serait ainsi la résultante des amendes infligées à la compagnie, par la police forestière, qui lors de missions inopinées sur le périmètre d’exploitation, ont fait le constat que plusieurs arbres avaient été coupés et non marqués.

Le dressage de procès-verbaux, dans le langage approprié, entraine de facto, une amende de l’ordre de trois millions de FCFA, par procès-verbal, dit-on.
Aujourd’hui, nul ignore ce qui va être décidé, vu que le phénomène des ‘scieurs à façon’, est une réalité « déconcertante » dans la région, au vu du constat des sous-effectifs des agents des Eaux et Forêts, pour veiller au respect des règles et procédures en la matière et ainsi enrayer durablement, l’activité des scieurs clandestins, dans des périmètres officiellement attribués à des exploitants et industriels régulièrement répertoriés.


Sur le terrain, c’est l’angoisse et l’inquiétude, si à Gagnoa, l’industrie de transformation de bois est en difficulté, avec la CIB qui ferme ses portes et met à la rue plus de 600 ménages, après plus de 57 ans d’existence. La mise à l’arrêt du seul car de transport, qui effectue chaque jour, environ cinq aller et retour, entre la CIB et le lycée, distant de plus de cinq km, serait désastreux pour les élèves. Que dire des actions sociales, avec la mise à disposition hebdomadaire de dotation de carburant aux arrondissements de police, au du district de police, des Eaux et Forêts ainsi que des pompiers civils. Affaire à suivre.
Yrebo Ben Youssef (Correspondant régional)

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Beoumi: Un an après le conflit inter-communautaire, une stèle érigée en la mémoire des victimes

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Côte d’Ivoire – Cohésion sociale – Un an après le conflit inter-communautaire qui a fait plusieurs victimes à Beoumi, au centre de la Côte d’Ivoire, le ministre de la communication et des medias, Sidi Touré par ailleurs député de ladite circonscription, a inauguré ce samedi 8 août 2020, une stèle érigée en la mémoire des victimes.

Selon le ministre Sidi Touré, cette stèle a été érigée en mémoire du conflit inter-communautaire qu’a connu la localité de Beoumi, mais aussi pour montrer à toute la Côte d’Ivoire que les populations sont des artisans de paix et de cohésion parfaite signe d’union entre les différentes communautés.

 »J’aimerais remercier toutes les personnalités qui se sont impliquées dans la résolution de cette crise, une mention toute particulière à notre défunt Premier Ministre Amadou GON COULIBALY et bien sûr à S.E.M Alassane OUATTARA, Président de la République », a fait savoir le ministre-deputé Sidi Touré.

Abran Saliho

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Election FIF: Le candidat Sory Diabaté présente son programme au maire de Bondoukou, Koné Hiliassou

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sory Diabaté à Bondoukou 1

Côte d’Ivoire – Sport – Dans le cadre de sa pré-campagne, pour l’élection présidentielle de la FIF, le candidat Sory Diabaté, accompagné d’une forte délégation, ont rendu visite au maire de la Commune de Bondoukou, Hiliassou Koné, afin de lui présenter son programme.

Après les civilités maîtrisées par le Député Président de AS TANDA YEBOUA Séverin, ce mercredi 5 août 2020, le candidat Sory Diabaté a remis au premier Magistrat de la commune de Bondoukou son programme d’action qui se décline en onze points. Cet ambitieux programme qui va selon lui redynamiser et équiper les clubs de football permettra également aux régions et communes d’être dotées d’infrastructures sportives.

En retour, le maire de Bondoukou, Koné Hiliassou a salué la démarche, qui est une première à Bondoukou, et il leur a suggéré de se pencher sur la situation sociale des anciennes gloires du football ivoirien en général et celles du Sacra National qui a tant donné, en particulier. Le maire a souhaité bonne chance à monsieur Sory Diabaté au scrutin du 5 septembre prochain.

Notons que le candidat Sory Diabaté était à Adzopé et Abengourou, où il a échangé avec les responsables des clubs.

©CotedivoireNews

Abran Saliho

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Showbiz: L’artiste S KELLY déféré devant le parquet de Bouaké après des propos injurieux à l’encontre du président Ado et du Premier ministre Hamed Bakayoko

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L'artiste S-KELLY mis aux arrêts à Bouaké suite à une vidéo injurieuse

Côte d’Ivoire – Showbiz – Bouaké – L’artiste Coupé Décalé S Kelly a été interpellé par le commissariat du 1er arrondissement de Bouaké ce lundi 3 août 2020 suite à une vidéo publiée sur les réseaux sociaux dans laquelle l’artiste tenait des propos injurieux à l’encontre du président Ado et du ministre Hambak Bakayoko.

Comme à l’acoutumé l’artiste aux mille frasques vient une fois encore fait parler de lui. A travers une vidéo où on le voit sensiblement ivre, S Kelly traite de « con » le chef de l’état Alassane Ouattara et le premier ministre Hamed Bakayoko.

48 heures passé au commissariat, S Kelly déféré ce mardi

Contrairement à la rumeur qui fait état de sa libération, l’artiste S KELLY après 48 heures de garde à vue a été déféré devant le parquet de Bouaké ce mardi 4 août 2020. Il sera entendu par le procureur de la république sur les offenses proférées au président et à l’actuel premier ministre, Hamed Bakayoko.

Lire l’intégralité de la vidéo ici

© Côte d’Ivoire News

Parfait Dié

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