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Hamed Koffi Zarour confie : « Mon ambition est de rendre à la Côte d’Ivoire ce qu’elle m’a donné »

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koffi Hamed ZAROUR

Côte d’Ivoire – Directeur Général d’une société de la place, mais aussi président de « Agir pour la Côte d’Ivoire », Hamed Koffi Zarour est un opérateur économique en pré-retraite, comme il le dit lui-même. Dans cette interview qu’il nous a accordée, ce volontaire de la charité et du social décline sa vision de la Côte d’Ivoire qu’il rêve grande, développée et en paix. Il n’est guère avare en propositions pour l’émergence de sa chère patrie.

Homme d’affaires prospère hier, comment devrait-on vous définir aujourd’hui  ?

Au plan professionnel et dans un souci de simplification je me définirais moi-même comme un opérateur économique en pré-retraite. Aujourd’hui, je suis davantage engagé. Aussi, au plan de mes activités citoyennes, je me présenterais comme un acteur de la société civile, qui s’implique dans la construction d’une nouvelle Côte d’Ivoire. On oppose souvent à tort ces deux notions, alors qu’elles sont en réalité complémentaires, en ce qu’elles expriment la même liberté d’action et la même volonté de contribuer à la création d’une valeur ajoutée. Tant au plan de la dignité humaine et la bonne gouvernance.

« Agir pour la Côte d’Ivoire » dont vous êtes le président existe depuis combien de temps ? Pouvez-vous nous présenter cette organisation et qu’est-ce qui a motivé sa création?

Nous pouvons dater la constitution de sa personnalité juridique au 29 octobre 2018, correspondant à la date de son enregistrement formel auprès de l’Administration, bien que sa naissance soit antérieure. C’est donc une structure relativement récente, qui est en voie d’expansion. Sa sortie officielle s’effectuera en mai 2019 à travers une conférence de presse. Elle a une vocation fédérative, principalement centrée de prime abord sur l’économie sociale et solidaire, ensuite sur la participation à une révolution culturelle pour modifier durablement nos conduites sociales et restructurer notre mentalité. Enfin, elle a pour objectif la promotion d’une nouvelle vision pour la gouvernance de notre pays. C’est une contribution à l’épanouissement et au progrès de notre société dans la paix et la stabilité.

Vous intervenez beaucoup dans le domaine du social et surtout dans la promotion du leadership féminin en Côte d’Ivoire. Y a-t-il vraiment des combats à mener dans ces domaines-là ?

Notre conception citoyenne de la République est indissociable des idées de solidarité sociale, de fraternité humaine, de justice sociale, de l’état de droit, de la parité du genre, et de la démocratie opérationnelle et participative. La République doit satisfaire à un certain nombre d’aspirations et d’exigences citoyennes, pour avoir un sens auprès des populations, qui permette de la distinguer d’un système de domination, d’exploitation et d’enrichissement. Dans le contexte de sous-développement qui caractérise nos jeunes États, les pouvoirs publics ne sont pas en capacité de parvenir à remplir pleinement cette mission, sans l’implication et la participation de la société civile. Il y a donc de nombreux domaines où cette dernière peut exercer des initiatives volontaristes et bénévoles pour corriger des situations ciblées et locales, afin de permettre aux différents membres du corps social d’exprimer la mesure de leurs capacités, et de jouir de la solidarité de la société civile, mais également de la part de l’État qui doit jouer son rôle en apportant aux populations, protection et participation aux fruits de la croissance.

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Je souhaite en Côte d’Ivoire une grande mobilisation nationale regroupant toutes les forces sociales et politiques (pouvoirs publics, corps intermédiaires, partis politiques de l’opposition et de la majorité, institutions locales, traditionnelles, religieuses et territoriales autour de grandes causes, telles que la lutte contre la corruption et le racket, la construction et la conservation de la paix, la solidarité envers le monde rural et les plus démunis, la protection et la promotion de la jeune femme dans notre société, la lutte contre le chômage et l’émigration de notre jeunesse, l’entrepreneuriat des jeunes et de la femme etc.

En conclusion, oui, il y a de très nombreux domaines où la société civile peut et doit intervenir, pour assurer le bon équilibre et le bonheur de notre société, en comblant les insuffisances des politiques publiques ou en les complétant par des actions de proximité, et en sortant de la marginalité les exclus des circuits de production. Les combats dans ces domaines sont très longs et il reste beaucoup à faire à tous les niveaux.

Vous avez longtemps travaillé dans la filière café-cacao, quelles sont vos propositions en vue d’améliorer la situation de tous les acteurs de cette filière ?

Ce serait très long à développer ici. D’une manière synthétique, je dirai qu’il faut créer premièrement des chaînes de valeurs allant de la formation à la transformation locale, de la production d’électricité locale (bio-masse et solaire) pour accompagner l’industrialisation de la filière à la diversification des cultures sur un même site. Il existe à ce niveau un gisement d’emplois inexploité. Ensuite, il faut modifier nos modes de production avec l’introduction de beaucoup plus de mécanisation et d’informatisation. Cette mutation est indispensable pour amorcer un changement d’échelle pouvant nous conduire vers le décollage économique. 

D’ailleurs, nous avons eu tort de supprimer des outils d’incitation, d’orientation, d’encadrement et de promotion comme la Motoragri, la coupe nationale du progrès, etc. Enfin, il faut reformer les statuts juridiques et économiques des acteurs de la filière en vue de la création d’exploitations de type entrepreneurial et la constitution de patrimoines répondant à une logique marchande de valorisation et d’accumulation de capital. Le cycle de vie de nos plantations de cacao et de café suppose que nos agriculteurs aient pour horizon temporel la durée de l’existence pérenne de ce patrimoine, en tant qu’entreprise et capital foncier à transmettre aux futures générations suivant un modèle dynastique. C’est à partir de cette volonté que l’on pourra assister à la naissance de grandes fortunes dans le milieu rural et agricole permettant une double participation à l‘économie et une modernisation accélérée de notre agriculture. 

En conclusion, la souveraineté de notre économie suppose l’appropriation des circuits de distribution du café et du cacao par des nationaux (formés et compétents, ayant des garanties financières) et une transformation sur place de nos cultures de rente pour échapper à la volatilité des marchés et stabiliser le financement de nos programmes de développement.

Trouvez-vous normal que la Côte d’Ivoire soit premier producteur mondial du cacao et qu’elle n’ait aucune emprise sur les cours de cette rente dont dépend grandement l’économie du pays ?

Cette situation est intolérable. D’une part, un rapprochement et une politique commune avec les autres producteurs de cacao, notamment le Ghana, est indispensable, comme je l’avais proposé en 2016, pour peser sur les prix et les termes de l’échange, à travers un rapport de force plus favorable aux pays producteurs. D’autre part, la construction de grandes infrastructures de stockage pour permettre de réguler le marché est indispensable, car n’oublions pas que la fixation du cours de ces matières premières résulte du mécanisme de l’offre et de la demande sur le marché, et non d’une négociation ou d’une compétition. Le marché anticipe, spécule et influence les cours. Il nous faut donc aussi, créer nos propres bourses de marchandises en Afrique, notamment une bourse de cacao en Côte-d’Ivoire, pour les maitriser et obliger les opérateurs à s’approvisionner à travers ceux-ci. Les avantages en seraient nombreux sur toute la chaine de la logistique leurs servant de support technico-commercial. Néanmoins, la voie la plus indiquée reste la transformation, comme nous l’avons dit. Le PND 2016-2020 en fait un axe prioritaire dans sa stratégie de développement, cependant les nationaux sont une fois de plus, les grands absents de ce processus de transformation. Il convient d’approfondir et d’accélérer le processus en visant 100 % de transformation pour la prochaine décennie en incluant les nationaux.

2020, c’est pour bientôt. Quelle Commission électorale indépendante (CEI), préconisez-vous pour organiser des élections présidentielles équitables, transparentes et dont les résultats seront acceptés par tous ?

L’organisation d’élections crédibles, inclusives et pluralistes, doivent impérativement permettre de satisfaire pleinement aux standards de la démocratie et de la participation populaire, tels que généralement admis à travers le monde, pour éviter la conflictualité.

« AGIR POUR LA CÔTE D’IVOIRE » a procédé à une analyse critique du fonctionnement de l’organe chargé de leur bon déroulement en Côte d’Ivoire, avant d’émettre des propositions précises et concrètes. Nous avons rendu public la contribution que nous avons versé au forum de discussion organisé par le Gouvernement. Nous observons en contrepartie que nous n’avons pas été invités à participer à la procédure orale des discussions, mais l’essentiel est que celle-ci soit prise en compte au niveau de l’étude de la question et de la procédure écrite. 

En résumé, notre proposition comprend 7 points. 1) – Laïciser et dépolitiser la structure et assurer à celle-ci une représentativité républicaine suffisante couvrant la diversité de la société ivoirienne et son organisation institutionnelle 2) – Inscrire au budget de l’État le financement de la vie politique, démocratique et élective pour assurer entre autres fonctions, l’autonomie financière de l’institution tout en organisant son indépendance administrative et décisionnelle. 3) – Construire un Fichier national unique, permettant l’actualisation permanente de la liste électorale et d’améliorer considérablement sa fiabilité 4) – Redéfinir le périmètre des attributions de la CEI, en supprimant les missions pour lesquelles elle n’a pas les moyens, et en lui confiant de nouvelles, qui jusque-là sont exercées par le pouvoir, alors qu’elles ont un impact non négligeable sur le processus électoral. 5) – Mesures visant à rehausser significativement le taux de participation aux élections 6) – Mesures pour combattre la fraude, éliminer les possibilités d’erreurs matérielles et de manipulation dans le processus de traitement des données. 7) – Reformer la Loi électorale pour la rendre conforme aux instruments internationaux ratifiés par notre pays et aux dispositions de la décision de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

L’approfondissement de la démocratie dépend en Côte d’Ivoire, de la détermination et de la capacité des partis politiques, des acteurs électoraux, des entrepreneurs politiques et de la société civile à exercer leurs responsabilités, avec maturité et un sens aigu de l’intérêt général. Leur comportement a un impact certain, tant sur le jeu politique et électoral, que sur la cohésion sociale de la communauté nationale. L’un des objectifs majeurs de la démocratie en construction aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ne saurait être réalisé pleinement sans un changement de mentalité, à savoir, l’acceptation des résultats électoraux par les acteurs du scrutin. Ici, comme dans beaucoup de pays africains les défaites électorales sont difficilement acceptées, à raison ou à tort. Tant que nous ne saurons pas garantir aux populations des institutions indépendantes, compétentes, intègres et irréprochables, il existera toujours des tensions et une crise de confiance, entre celles-ci et les Institutions de la République, entre les acteurs politiques eux-mêmes, rendant impossible le nécessaire consensus sur les fondamentaux de notre jeune démocratie en construction.

En l’absence de ce socle commun minimal, les institutions ne sont plus véritablement aptes à prévenir, contenir et éviter les crises, comme c’est leur rôle. Cette situation nous impose de nouveaux critères dans la nomination des Présidents d’Institution, et tout particulièrement de l’arbitre et du Juge du système électoral. L’importance de la responsabilité mise à la charge de ceux-ci dans le jeu politique et démocratique n’est plus à démontrer en Afrique, et particulièrement en Côte d’Ivoire, où ils ont été à l’origine d’une crise politique majeure en 2000 et d’une guerre civile 2010. Dans le contexte d’une transition démocratique et d’une paix encore fragile, les conséquences politiques que peuvent engendrer de telles décisions de nomination, sont disproportionnées par rapport au rôle habituel de ceux-ci dans une démocratie bien établie. Il importe également que l’institution arbitrale de la compétition démocratique se conforme en tous points au droit dans l’exercice de son activité et respecte la durée légale des mandats qui lui sont confiés.

Avez-vous une ambition présidentielle ?

Mon ambition est de rendre à la Côte d’Ivoire ce qu’elle m’a donné, et d’exprimer à travers des actes concrets ma vision de la société ivoirienne et de son avenir, en participant à mon modeste niveau à sa réalisation. Ne nourrissant pas personnellement une ambition présidentielle pour l’heure, nous restons néanmoins très vigilants au regard de l’actualité s’inscrivant dans la perspective des prochaines présidentielles de 2020. Nous analyserons au peigne fin les différentes offres par rapport aux attentes et aux besoins des populations et de leur convergence avec la vision de « Agir pour la Côte d’Ivoire » avant de nous déterminer en faveur de tel projet ou de tel candidat.

Revenons à « Agir Pour la Côte d’Ivoire ».  Quelles contributions votre structure peut-elle apporter à la question du chômage des jeunes diplômés et surtout quelle est votre solution au problème de l’école ?

Notre organisation n’a ni qualité, ni les moyens, ni la compétence pour traiter le problème du chômage des jeunes diplômés et du chômage plus globalement en Côte d’Ivoire. Notre contribution est en conséquence essentiellement immatérielle. Elle se situe au niveau des idées, des propositions et se limite à quelques actions ciblées visant le renforcement des capacités de certaines catégories défavorisées de la population (femmes, jeunes et populations rurales), pour leur permettre d’être des auto-entrepreneurs, de prendre des micro-initiatives pour leur autonomie ou d’initier des activités collectives génératrices de revenus. Le travail est le principal vecteur de socialisation du citoyen et de son intégration au circuit de production, lui permettant de vivre dans la dignité et de concevoir un projet pour son propre épanouissement et l’avenir des futures générations. Sans celui-ci il n’y a ni élévation, ni projection possible sur l’avenir. Or, nous sommes à la recherche d’un modèle de société et en construction d’un avenir pour notre Nation.

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Dès lors, toute notre attention doit se focaliser sur notre réelle capacité à créer des emplois structurels et intégrés à l’économie institutionnelle. On peut appréhender cet effort à travers plusieurs axes, dont les champs les plus significatifs sont le développement de l’entrepreneuriat national, la transition technologique visant un changement profond de nos modes de production et à nous approprier le bénéfice des nouvelles technologies, une formation adéquate en amont et en aval de nos matières premières en vue de leur exploitation et de leur transformation,  et une forte mobilisation des ressources budgétaires de l’État affectées au financement des dispositifs destinés à susciter la création d’emplois nouveaux, à faciliter l’émergence d’une industrialisation de substitution aux importations( voiture, climatiseurs, télé, motocyclettes, ordinateurs, etc.) par le biais de l’outil fiscal, et consacrés au financement des services publics destinés à corriger les déséquilibres sur le marché du travail.

Que proposez-vous au niveau de l’école ivoirienne ?

Sur la crise de l’école, outre une grande réforme, il est nécessaire de mettre en œuvre une politique contractuelle, prévoyant une concertation préalable de tous les acteurs du secteur éducatif avant chaque année académique en vue d’un accord sur les activités à venir. C’est en amont qu’il faut traiter les difficultés pour parvenir à garantir à nos enfants des cursus scolaires stables et paisibles. Par ailleurs, notre économie a besoin d’être décentralisée, pour permettre un redéploiement de l’activité avec des effets induits sur l’ensemble du territoire. Cela permettrait d’abord de revitaliser les villes de l’intérieur et les zones rurales, ensuite une meilleure articulation entre production et consommation et enfin une synergie entre régions. Tout ceci participe d’une meilleure intégration territoriale à l’économie nationale. Il convient également d’assurer en amont de notre système de formation une meilleure adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché local, et de développer davantage les filières techniques et professionnelles, avec une plus grande implication du patronat et des chambres consulaires (CCI, CA). Il est maintenant grand temps d’envisager une réallocation de nos ressources humaines pour relever les défis de l’industrialisation et des nécessaires mutations technologiques, qu’implique le décollage de notre économie, en adressant dès à présent nos formations à nos ressources.

Que faire maintenant donc ?

En attendant, en tant que pays essentiellement agricole, nous devons prendre cette caractéristique en compte, dans la recherche de solution à l’emploi. Le secteur agricole, est un secteur porteur, qui peut non seulement constituer un pôle technologique avec un puissant effet d’entraînement sur l’industrialisation et la recherche appliquée, mais aussi résorber pour partie significative la question du chômage des jeunes dans notre pays. La Côte d’Ivoire, c’est de vastes superficies de terres cultivables, et une population très jeune (60% de moins de 35 ans). Avec un tel atout, il est inconcevable que ce pays continue d’importer du riz, de la viande, du lait, du poisson et d’autres produits de première nécessité, alors que ce ne sont ni les terres, ni les eaux, ni les hommes qui manquent pour en produire. On ne peut pas disposer d’un grenier et avoir faim. C’est une aberration. Comme nous pouvons le constater, le secteur agricole est un immense vivier d’opportunités d’emploi, longtemps négligé, ou insuffisamment exploité. Mieux, en s’y engageant de façon déterminée et volontariste, notre pays peut ainsi régler à la fois la question de l’industrialisation et de l’autosuffisance alimentaire. Il pourrait même devenir exportateur et combler une partie des besoins alimentaires de la sous-région. 

Il est temps que nos dirigeants optent pour une politique de l’emploi qui soit unique en ce qu’elle adopte une approche éco-systémique. Elle doit aborder les problèmes liés à l’emploi dans le domaine de l’offre, de la demande et de l’établissement de liens. Le Gouvernement doit déployer toute une panoplie d’interventions en matière de politique, de collecte de données statistiques et d’études conjoncturelles en vue de mieux planifier nos stratégies et nos programmes d’action, de recherche et de développement pour adresser l’avenir dans la perspective de l’invention et de l’innovation dont nous aurons besoin pour assurer notre compétitivité et la massification de notre production manufacturière, d’engager des volumes  d’investissements significatifs par le biais de joint-ventures, de structures d’étude et de financement des initiatives des jeunes diplômés; et travailler à nouer de nombreux partenariats sud-sud, Public/privé dans ce sens. Comme vous le voyez, il y a énormément à faire sur la question de l’emploi.

Que devons-nous retenir de votre organisation et ses initiatives ?

Je souhaite de prime abord vous remercier de votre initiative et de me donner l’opportunité de m’exprimer dans vos colonnes, sur certaines préoccupations de nos concitoyens. Il est bon de rappeler que la Côte d’Ivoire ne sera que ce que nous en ferons tous ensemble (pouvoirs publics, corps intermédiaires, institutionnels territoriaux, opposition, société civile, majorité). Nous avons les mêmes conditions de vie et sommes arrimés à une même communauté de destin. La pleine conscience de cette réalité doit nous aider à réduire les antagonismes dans notre société, car ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare. Nous sommes tous engagés dans un projet beaucoup plus grand que nos petites personnes, en tant que partie d’une communauté qui se développe par la coopération de tous ses membres.

Hamed Koffi Zarour avec la Mob Team lors d’une opération de salubrité

La Côte d’Ivoire est une chaîne où chaque maillon joue ou doit jouer un rôle important, quels que soient son statut, sa place et ses moyens. Ceci souligne le rôle du peuple et de la société civile dans la démocratie, les mœurs sociales, l’inspiration des lois, la définition des politiques publiques et les processus de développement par leurs implications, attitudes, comportements et participation. De ce point de vue, l’association des citoyens constitue un pouvoir, certainement le premier dans une République et la troisième force politique dans un pays, après la majorité et l’opposition. Comment l’organiser, l’utiliser et l’orienter ? Il ne doit pas servir à désintégrer la Nation, à affaiblir l’État et à paralyser le développement, mais à orienter l’action gouvernementale dans le sens de l’intérêt général et à rendre plus morale et humaine la politique, parce que l’homme n’est pas seulement un chiffre et un moyen de production. il est un vécu. C’est ce lien que nous voulons tisser, entre ces différentes dimensions de l’action.

Nous invitons les nantis à placer leurs avoirs dans le pays et non à l’extérieur, afin qu’ils soient injectés dans le circuit économique national. Nous les invitons à sortir de leurs citadelles d’égoïsme pour se solidariser avec les couches les plus pauvres de la nation, en l’absence d’amortisseurs sociaux, d’une redistribution plus démocratique des fruits de la croissance et d’un système rationnel et institutionnel de solidarité sociale. On ne devient pas multimillionnaire ou milliardaire en quelques petites années par l’opération du Saint-Esprit ou parce qu’on fait de la politique. Ils devraient y réfléchir sérieusement. Il y a un intérêt certain pour toutes les parties du corps social à se solidariser et à coopérer à la réalisation du bien être de tous. Merci encore et toute ma sympathie à votre lectorat et à tous ceux qui partagent avec moi cet espoir, cette vision et cette action de terrain.

©CotedivoireNews avec Linfodrome

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Côte d’Ivoire: Plusieurs experts en management formés par le cabinet 2HCI

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Publié ce mardi 17 septembre 2019 à 18h30min (Temps de lecture: 2min)

Côte d’Ivoire – Le Cabinet d’Etude, de Formation de Recrutement, de Conseil et de Gérance, Harry Horatio Consulting International (2HCI), sis à Abidjan-Cocody-Riviera Palmeraie, a organisé les 12, 13 et 14 août dernier,  au sein de ses locaux, une formation qui avait pour thème : « Le Management du Processus d’innovation en Entreprise ». Cette formation a été animée par Dr Pierre Adou Kouadio, Enseignant Chercheur à l’Université Félix Houphouët Boigny et anciennement Chef de Cabinet du Ministre l’Entrepreneuriat National, de l’Artisanat et de la Promotion des PME.

Cette formation s’adressait à un public de Managers ou futurs Managers issus de toutes les fonctions de l’entreprise ayant en charge la mise en place et l’animation de l’innovation, Chefs de projet de développement de produits/services nouveaux, Responsables R&D, Responsables commerciaux, Startups, Porteurs de projets et les Etudiants. Elle avait pour objectif général, la maîtrise les leviers pour permettre aux organisations d’innover en continu et de se différencier sur les marchés nationaux, sous régionaux, régionaux et internationaux.

M. Améyao Camille, Directeur Technique et d’Exploitation de 2HCI a, dès l’entame, fait la présentation du Cabinet Harry Horatio Consulting International (2HCI), structure initiatrice de cette Formation. Quant au Professeur des Universités, Monsieur Akpabli Octavianus, Directeur Général et Fondateur de 2HCI,  il a procédé à l’ouverture solennelle des travaux non sans inviter les participants à plus d’attention afin de tirer le meilleur des différents modules qui leur seront soumis.

Après ces formalités d’usage, Dr Pierre Adou Kouadio le formateur, a présenté la méthodologie de travail qui devait guider les travaux. Il s’agit de l’auto diagnostic initial, ensuite l’exercice, ensuite la synthèse sous forme de fiche pédagogique et enfin, le texte final de restitution sous forme de questions à choix multiples, d’étude de cas, des jeux de rôles ou des cas pratiques.

Cette formation qui devrait permettre aux postulants de booster efficacement leurs entreprises et services était articulée autour de trois (3) modules :

  • les fondements du management de l’innovation ;
  • la description du Processus d’innovation 
  • le Processus d’innovation (Etude de cas).

Pour le formateur, Dr Pierre Adou Kouadio, les apprenants au terme de ces trois modules de formation, seront désormais à mesure de conduire un projet d’innovation à partir de l’Intention jusqu’à la mise en œuvre, de mettre en place un programme d’appui à l’innovation (statut « d’Entreprise innovante ») et de mener à bien un projet et être une force de proposition et de créativité.

A la fin des travaux, les bénéficiaires n’ont pas caché leur joie et leur satisfaction d’avoir participé à cette formation qui vient, pour certains, étoffer leurs acquis managériaux et pour d’autres combler un vide. C’est donc par la remise des Certificats de Formation dans une ambiance très conviviale que cette rencontre de formation a pris fin.

Il est bon de rappeler que ce programme de formation a vu la participation d’experts venus de pays de la sous-région ouest africaine, notamment du Benin et du Burkina Faso.

Les prochaines formations pour le dernier trimestre de l’année seront :

  • Renforcement de capacités et formation initiale au métier de l’Assistanat de Direction ;
  • Bien-être au travail et prévention des risques psychosociaux ;
  • Maitriser l’entretien d’embauche ;
  • Manager les tensions et stress en entreprise ;
  • Leadership et conduite du changement ;
  • La gestion du temps, des priorités et du stress.

Nestor Al-Firdaws

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Enseignement technique et formation professionnelle: Le secrétaire d’Etat Brice Kouassi prend officiellement fonction

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Passation de charges

Publié ce mardi 17 septembre 2019 à 10h30 (Temps de lecture: 1min

Côte d’Ivoire – Nommé secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle le 4 septembre dernier, Brice Kouassi a pris officiellement pris fonction ce lundi 16 septembre 2019, lors de la cérémonie de passation des charges.

Enseignant-Chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Officier de l’Ordre National, Dr. KOUASSI Brice est également Maire de la Commune de Didiévi, et Coordonnateur du RHDP de Didiévi commune.

Abran Saliho

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CPI: Des victimes saluent l’appel de Bensouda contre l’acquittement de Gbagbo et Blé Goudé

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Des victimes saluent l’appel de Bensouda contre l’acquittement de Gbagbo et Blé Goudé

Côte d’Ivoire – Justice – Le Collectif des victimes en Côte d’Ivoire (CVCI) salue la décision d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) contre l’acquittement de Laurent Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé, a dit lundi à APA son président, Issiaka Diaby.

« On salue cette action, c’est une suite logique, parce que les victimes risquaient de voir leurs droits violés et la crédibilité de la Cour pénale internationale, entamée », a déclaré Issiaka Diaby, en réaction de l’appel de la procureure contre l’acquittement de MM. Gbagbo et Blé Goudé.

Selon lui, « si madame la procureure n’avait pas agi ainsi, c’est les fondamentaux de la Cour pénale internationale qui allaient être atteints ». Il a en outre invité la juridiction et le procureur à travailler en synergie avec les acteurs sur le terrain pour « corriger les manquements ».

« Heureusement que la Cour reconnaît qu’ il y a eu des victimes. Et s’il y a eu des victimes, qui est à l’origine, c’est Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé », a-t-il clamé, souhaitant que les victimes obtiennent « justice et réparations ».

Kouadio Konan Bertin dit KKB, un cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition), avoue ne plus rien comprendre, personnellement, dans le fonctionnement de la Cour pénale internationale.

« Des gens sont innocentés, il y a une volonté manifeste de les maintenir loin de leur pays, je ne comprends plus rien à cette justice-là », a-t-il dit, tout en insistant « je ne comprends vraiment plus rien sur les vraies intentions de la CPI ».

Dans un communiqué, le Front populaire ivoirien (Fpi, parti fondé par M. Gbagbo), notamment la frange qui le reconnaît comme président, a soutenu que la procureure, Mme Fatou Bensouda a « décidé d’assumer un rôle politique » dans cette affaire.

« Nous allons donc nous employer à lui donner la réponse politique qui convient à cet acharnement », affirme le parti qui se dit « serein et confiant pour la suite des événements dans la mesure où l’innocence de Gbagbo et Blé Goudé a été établie et reconnue par la Chambre de 1ère instance ».

Le FPI (camp Gbagbo) estime qu’ « il n’y a donc pas de raison que le droit ne soit pas dit par les juges de la Chambre d’appel. C’est pourquoi le peuple de Côte d’Ivoire est déjà engagé dans la dynamique de paix et de réconciliation ».

« La procureure n’a jamais fait reposer sa démarche sur des principes de justice, mais sur de la politique » et « les observateurs attentifs qui ont suivi ce procès depuis huit ans le savent », soutient le parti de M. Gbagbo.

Pour le président du Conseil d’administration de la Coalition ivoirienne de la Cour pénale internationale (CPI), Ali Ouattara, cette décision juridique qui suit son cours, devrait permettre d’apporter des éléments nouveaux.

Le bureau de la procureur dans l’affaire Gbagbo et Charles Blé Goudé a déposé lundi l’acte d’appel. Il aura « désormais 30 jours pour le dépôt de son mémoire d’appel détaillant les motifs juridiques de son appel (en tout 90 jours depuis la notification de la décision d’acquittement) ».

Après avoir reçu le mémoire d’appel du Procureur et entendu les points de vue des parties sur les motifs d’appel, les juges de la Chambre d’appel examineront ensuite si la décision en première instance doit être confirmée ou non, mentionne le texte de la CPI.

©CotedivoireNews avec APA

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