Connect with us

Cotedivoirenews

Hamed Koffi Zarour confie : « Mon ambition est de rendre à la Côte d’Ivoire ce qu’elle m’a donné »

Published

on

koffi Hamed ZAROUR

Côte d’Ivoire – Directeur Général d’une société de la place, mais aussi président de « Agir pour la Côte d’Ivoire », Hamed Koffi Zarour est un opérateur économique en pré-retraite, comme il le dit lui-même. Dans cette interview qu’il nous a accordée, ce volontaire de la charité et du social décline sa vision de la Côte d’Ivoire qu’il rêve grande, développée et en paix. Il n’est guère avare en propositions pour l’émergence de sa chère patrie.

Homme d’affaires prospère hier, comment devrait-on vous définir aujourd’hui  ?

Au plan professionnel et dans un souci de simplification je me définirais moi-même comme un opérateur économique en pré-retraite. Aujourd’hui, je suis davantage engagé. Aussi, au plan de mes activités citoyennes, je me présenterais comme un acteur de la société civile, qui s’implique dans la construction d’une nouvelle Côte d’Ivoire. On oppose souvent à tort ces deux notions, alors qu’elles sont en réalité complémentaires, en ce qu’elles expriment la même liberté d’action et la même volonté de contribuer à la création d’une valeur ajoutée. Tant au plan de la dignité humaine et la bonne gouvernance.

« Agir pour la Côte d’Ivoire » dont vous êtes le président existe depuis combien de temps ? Pouvez-vous nous présenter cette organisation et qu’est-ce qui a motivé sa création?

Nous pouvons dater la constitution de sa personnalité juridique au 29 octobre 2018, correspondant à la date de son enregistrement formel auprès de l’Administration, bien que sa naissance soit antérieure. C’est donc une structure relativement récente, qui est en voie d’expansion. Sa sortie officielle s’effectuera en mai 2019 à travers une conférence de presse. Elle a une vocation fédérative, principalement centrée de prime abord sur l’économie sociale et solidaire, ensuite sur la participation à une révolution culturelle pour modifier durablement nos conduites sociales et restructurer notre mentalité. Enfin, elle a pour objectif la promotion d’une nouvelle vision pour la gouvernance de notre pays. C’est une contribution à l’épanouissement et au progrès de notre société dans la paix et la stabilité.

Vous intervenez beaucoup dans le domaine du social et surtout dans la promotion du leadership féminin en Côte d’Ivoire. Y a-t-il vraiment des combats à mener dans ces domaines-là ?

Notre conception citoyenne de la République est indissociable des idées de solidarité sociale, de fraternité humaine, de justice sociale, de l’état de droit, de la parité du genre, et de la démocratie opérationnelle et participative. La République doit satisfaire à un certain nombre d’aspirations et d’exigences citoyennes, pour avoir un sens auprès des populations, qui permette de la distinguer d’un système de domination, d’exploitation et d’enrichissement. Dans le contexte de sous-développement qui caractérise nos jeunes États, les pouvoirs publics ne sont pas en capacité de parvenir à remplir pleinement cette mission, sans l’implication et la participation de la société civile. Il y a donc de nombreux domaines où cette dernière peut exercer des initiatives volontaristes et bénévoles pour corriger des situations ciblées et locales, afin de permettre aux différents membres du corps social d’exprimer la mesure de leurs capacités, et de jouir de la solidarité de la société civile, mais également de la part de l’État qui doit jouer son rôle en apportant aux populations, protection et participation aux fruits de la croissance.

A lire aussi// Hamed Koffi Zarour : le contraste entre les chiffres annoncés par le Gouvernement et la qualité de vie des ivoiriens « inquiète »

Je souhaite en Côte d’Ivoire une grande mobilisation nationale regroupant toutes les forces sociales et politiques (pouvoirs publics, corps intermédiaires, partis politiques de l’opposition et de la majorité, institutions locales, traditionnelles, religieuses et territoriales autour de grandes causes, telles que la lutte contre la corruption et le racket, la construction et la conservation de la paix, la solidarité envers le monde rural et les plus démunis, la protection et la promotion de la jeune femme dans notre société, la lutte contre le chômage et l’émigration de notre jeunesse, l’entrepreneuriat des jeunes et de la femme etc.

En conclusion, oui, il y a de très nombreux domaines où la société civile peut et doit intervenir, pour assurer le bon équilibre et le bonheur de notre société, en comblant les insuffisances des politiques publiques ou en les complétant par des actions de proximité, et en sortant de la marginalité les exclus des circuits de production. Les combats dans ces domaines sont très longs et il reste beaucoup à faire à tous les niveaux.

Vous avez longtemps travaillé dans la filière café-cacao, quelles sont vos propositions en vue d’améliorer la situation de tous les acteurs de cette filière ?

Ce serait très long à développer ici. D’une manière synthétique, je dirai qu’il faut créer premièrement des chaînes de valeurs allant de la formation à la transformation locale, de la production d’électricité locale (bio-masse et solaire) pour accompagner l’industrialisation de la filière à la diversification des cultures sur un même site. Il existe à ce niveau un gisement d’emplois inexploité. Ensuite, il faut modifier nos modes de production avec l’introduction de beaucoup plus de mécanisation et d’informatisation. Cette mutation est indispensable pour amorcer un changement d’échelle pouvant nous conduire vers le décollage économique. 

D’ailleurs, nous avons eu tort de supprimer des outils d’incitation, d’orientation, d’encadrement et de promotion comme la Motoragri, la coupe nationale du progrès, etc. Enfin, il faut reformer les statuts juridiques et économiques des acteurs de la filière en vue de la création d’exploitations de type entrepreneurial et la constitution de patrimoines répondant à une logique marchande de valorisation et d’accumulation de capital. Le cycle de vie de nos plantations de cacao et de café suppose que nos agriculteurs aient pour horizon temporel la durée de l’existence pérenne de ce patrimoine, en tant qu’entreprise et capital foncier à transmettre aux futures générations suivant un modèle dynastique. C’est à partir de cette volonté que l’on pourra assister à la naissance de grandes fortunes dans le milieu rural et agricole permettant une double participation à l‘économie et une modernisation accélérée de notre agriculture. 

En conclusion, la souveraineté de notre économie suppose l’appropriation des circuits de distribution du café et du cacao par des nationaux (formés et compétents, ayant des garanties financières) et une transformation sur place de nos cultures de rente pour échapper à la volatilité des marchés et stabiliser le financement de nos programmes de développement.

Trouvez-vous normal que la Côte d’Ivoire soit premier producteur mondial du cacao et qu’elle n’ait aucune emprise sur les cours de cette rente dont dépend grandement l’économie du pays ?

Cette situation est intolérable. D’une part, un rapprochement et une politique commune avec les autres producteurs de cacao, notamment le Ghana, est indispensable, comme je l’avais proposé en 2016, pour peser sur les prix et les termes de l’échange, à travers un rapport de force plus favorable aux pays producteurs. D’autre part, la construction de grandes infrastructures de stockage pour permettre de réguler le marché est indispensable, car n’oublions pas que la fixation du cours de ces matières premières résulte du mécanisme de l’offre et de la demande sur le marché, et non d’une négociation ou d’une compétition. Le marché anticipe, spécule et influence les cours. Il nous faut donc aussi, créer nos propres bourses de marchandises en Afrique, notamment une bourse de cacao en Côte-d’Ivoire, pour les maitriser et obliger les opérateurs à s’approvisionner à travers ceux-ci. Les avantages en seraient nombreux sur toute la chaine de la logistique leurs servant de support technico-commercial. Néanmoins, la voie la plus indiquée reste la transformation, comme nous l’avons dit. Le PND 2016-2020 en fait un axe prioritaire dans sa stratégie de développement, cependant les nationaux sont une fois de plus, les grands absents de ce processus de transformation. Il convient d’approfondir et d’accélérer le processus en visant 100 % de transformation pour la prochaine décennie en incluant les nationaux.

2020, c’est pour bientôt. Quelle Commission électorale indépendante (CEI), préconisez-vous pour organiser des élections présidentielles équitables, transparentes et dont les résultats seront acceptés par tous ?

L’organisation d’élections crédibles, inclusives et pluralistes, doivent impérativement permettre de satisfaire pleinement aux standards de la démocratie et de la participation populaire, tels que généralement admis à travers le monde, pour éviter la conflictualité.

« AGIR POUR LA CÔTE D’IVOIRE » a procédé à une analyse critique du fonctionnement de l’organe chargé de leur bon déroulement en Côte d’Ivoire, avant d’émettre des propositions précises et concrètes. Nous avons rendu public la contribution que nous avons versé au forum de discussion organisé par le Gouvernement. Nous observons en contrepartie que nous n’avons pas été invités à participer à la procédure orale des discussions, mais l’essentiel est que celle-ci soit prise en compte au niveau de l’étude de la question et de la procédure écrite. 

En résumé, notre proposition comprend 7 points. 1) – Laïciser et dépolitiser la structure et assurer à celle-ci une représentativité républicaine suffisante couvrant la diversité de la société ivoirienne et son organisation institutionnelle 2) – Inscrire au budget de l’État le financement de la vie politique, démocratique et élective pour assurer entre autres fonctions, l’autonomie financière de l’institution tout en organisant son indépendance administrative et décisionnelle. 3) – Construire un Fichier national unique, permettant l’actualisation permanente de la liste électorale et d’améliorer considérablement sa fiabilité 4) – Redéfinir le périmètre des attributions de la CEI, en supprimant les missions pour lesquelles elle n’a pas les moyens, et en lui confiant de nouvelles, qui jusque-là sont exercées par le pouvoir, alors qu’elles ont un impact non négligeable sur le processus électoral. 5) – Mesures visant à rehausser significativement le taux de participation aux élections 6) – Mesures pour combattre la fraude, éliminer les possibilités d’erreurs matérielles et de manipulation dans le processus de traitement des données. 7) – Reformer la Loi électorale pour la rendre conforme aux instruments internationaux ratifiés par notre pays et aux dispositions de la décision de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

L’approfondissement de la démocratie dépend en Côte d’Ivoire, de la détermination et de la capacité des partis politiques, des acteurs électoraux, des entrepreneurs politiques et de la société civile à exercer leurs responsabilités, avec maturité et un sens aigu de l’intérêt général. Leur comportement a un impact certain, tant sur le jeu politique et électoral, que sur la cohésion sociale de la communauté nationale. L’un des objectifs majeurs de la démocratie en construction aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ne saurait être réalisé pleinement sans un changement de mentalité, à savoir, l’acceptation des résultats électoraux par les acteurs du scrutin. Ici, comme dans beaucoup de pays africains les défaites électorales sont difficilement acceptées, à raison ou à tort. Tant que nous ne saurons pas garantir aux populations des institutions indépendantes, compétentes, intègres et irréprochables, il existera toujours des tensions et une crise de confiance, entre celles-ci et les Institutions de la République, entre les acteurs politiques eux-mêmes, rendant impossible le nécessaire consensus sur les fondamentaux de notre jeune démocratie en construction.

En l’absence de ce socle commun minimal, les institutions ne sont plus véritablement aptes à prévenir, contenir et éviter les crises, comme c’est leur rôle. Cette situation nous impose de nouveaux critères dans la nomination des Présidents d’Institution, et tout particulièrement de l’arbitre et du Juge du système électoral. L’importance de la responsabilité mise à la charge de ceux-ci dans le jeu politique et démocratique n’est plus à démontrer en Afrique, et particulièrement en Côte d’Ivoire, où ils ont été à l’origine d’une crise politique majeure en 2000 et d’une guerre civile 2010. Dans le contexte d’une transition démocratique et d’une paix encore fragile, les conséquences politiques que peuvent engendrer de telles décisions de nomination, sont disproportionnées par rapport au rôle habituel de ceux-ci dans une démocratie bien établie. Il importe également que l’institution arbitrale de la compétition démocratique se conforme en tous points au droit dans l’exercice de son activité et respecte la durée légale des mandats qui lui sont confiés.

Avez-vous une ambition présidentielle ?

Mon ambition est de rendre à la Côte d’Ivoire ce qu’elle m’a donné, et d’exprimer à travers des actes concrets ma vision de la société ivoirienne et de son avenir, en participant à mon modeste niveau à sa réalisation. Ne nourrissant pas personnellement une ambition présidentielle pour l’heure, nous restons néanmoins très vigilants au regard de l’actualité s’inscrivant dans la perspective des prochaines présidentielles de 2020. Nous analyserons au peigne fin les différentes offres par rapport aux attentes et aux besoins des populations et de leur convergence avec la vision de « Agir pour la Côte d’Ivoire » avant de nous déterminer en faveur de tel projet ou de tel candidat.

Revenons à « Agir Pour la Côte d’Ivoire ».  Quelles contributions votre structure peut-elle apporter à la question du chômage des jeunes diplômés et surtout quelle est votre solution au problème de l’école ?

Notre organisation n’a ni qualité, ni les moyens, ni la compétence pour traiter le problème du chômage des jeunes diplômés et du chômage plus globalement en Côte d’Ivoire. Notre contribution est en conséquence essentiellement immatérielle. Elle se situe au niveau des idées, des propositions et se limite à quelques actions ciblées visant le renforcement des capacités de certaines catégories défavorisées de la population (femmes, jeunes et populations rurales), pour leur permettre d’être des auto-entrepreneurs, de prendre des micro-initiatives pour leur autonomie ou d’initier des activités collectives génératrices de revenus. Le travail est le principal vecteur de socialisation du citoyen et de son intégration au circuit de production, lui permettant de vivre dans la dignité et de concevoir un projet pour son propre épanouissement et l’avenir des futures générations. Sans celui-ci il n’y a ni élévation, ni projection possible sur l’avenir. Or, nous sommes à la recherche d’un modèle de société et en construction d’un avenir pour notre Nation.

A lire aussi// Côte-d’Ivoire: Les propositions de Hamed Koffi Zarour pour une réforme de la commission électorale

Dès lors, toute notre attention doit se focaliser sur notre réelle capacité à créer des emplois structurels et intégrés à l’économie institutionnelle. On peut appréhender cet effort à travers plusieurs axes, dont les champs les plus significatifs sont le développement de l’entrepreneuriat national, la transition technologique visant un changement profond de nos modes de production et à nous approprier le bénéfice des nouvelles technologies, une formation adéquate en amont et en aval de nos matières premières en vue de leur exploitation et de leur transformation,  et une forte mobilisation des ressources budgétaires de l’État affectées au financement des dispositifs destinés à susciter la création d’emplois nouveaux, à faciliter l’émergence d’une industrialisation de substitution aux importations( voiture, climatiseurs, télé, motocyclettes, ordinateurs, etc.) par le biais de l’outil fiscal, et consacrés au financement des services publics destinés à corriger les déséquilibres sur le marché du travail.

Que proposez-vous au niveau de l’école ivoirienne ?

Sur la crise de l’école, outre une grande réforme, il est nécessaire de mettre en œuvre une politique contractuelle, prévoyant une concertation préalable de tous les acteurs du secteur éducatif avant chaque année académique en vue d’un accord sur les activités à venir. C’est en amont qu’il faut traiter les difficultés pour parvenir à garantir à nos enfants des cursus scolaires stables et paisibles. Par ailleurs, notre économie a besoin d’être décentralisée, pour permettre un redéploiement de l’activité avec des effets induits sur l’ensemble du territoire. Cela permettrait d’abord de revitaliser les villes de l’intérieur et les zones rurales, ensuite une meilleure articulation entre production et consommation et enfin une synergie entre régions. Tout ceci participe d’une meilleure intégration territoriale à l’économie nationale. Il convient également d’assurer en amont de notre système de formation une meilleure adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché local, et de développer davantage les filières techniques et professionnelles, avec une plus grande implication du patronat et des chambres consulaires (CCI, CA). Il est maintenant grand temps d’envisager une réallocation de nos ressources humaines pour relever les défis de l’industrialisation et des nécessaires mutations technologiques, qu’implique le décollage de notre économie, en adressant dès à présent nos formations à nos ressources.

Que faire maintenant donc ?

En attendant, en tant que pays essentiellement agricole, nous devons prendre cette caractéristique en compte, dans la recherche de solution à l’emploi. Le secteur agricole, est un secteur porteur, qui peut non seulement constituer un pôle technologique avec un puissant effet d’entraînement sur l’industrialisation et la recherche appliquée, mais aussi résorber pour partie significative la question du chômage des jeunes dans notre pays. La Côte d’Ivoire, c’est de vastes superficies de terres cultivables, et une population très jeune (60% de moins de 35 ans). Avec un tel atout, il est inconcevable que ce pays continue d’importer du riz, de la viande, du lait, du poisson et d’autres produits de première nécessité, alors que ce ne sont ni les terres, ni les eaux, ni les hommes qui manquent pour en produire. On ne peut pas disposer d’un grenier et avoir faim. C’est une aberration. Comme nous pouvons le constater, le secteur agricole est un immense vivier d’opportunités d’emploi, longtemps négligé, ou insuffisamment exploité. Mieux, en s’y engageant de façon déterminée et volontariste, notre pays peut ainsi régler à la fois la question de l’industrialisation et de l’autosuffisance alimentaire. Il pourrait même devenir exportateur et combler une partie des besoins alimentaires de la sous-région. 

Il est temps que nos dirigeants optent pour une politique de l’emploi qui soit unique en ce qu’elle adopte une approche éco-systémique. Elle doit aborder les problèmes liés à l’emploi dans le domaine de l’offre, de la demande et de l’établissement de liens. Le Gouvernement doit déployer toute une panoplie d’interventions en matière de politique, de collecte de données statistiques et d’études conjoncturelles en vue de mieux planifier nos stratégies et nos programmes d’action, de recherche et de développement pour adresser l’avenir dans la perspective de l’invention et de l’innovation dont nous aurons besoin pour assurer notre compétitivité et la massification de notre production manufacturière, d’engager des volumes  d’investissements significatifs par le biais de joint-ventures, de structures d’étude et de financement des initiatives des jeunes diplômés; et travailler à nouer de nombreux partenariats sud-sud, Public/privé dans ce sens. Comme vous le voyez, il y a énormément à faire sur la question de l’emploi.

Que devons-nous retenir de votre organisation et ses initiatives ?

Je souhaite de prime abord vous remercier de votre initiative et de me donner l’opportunité de m’exprimer dans vos colonnes, sur certaines préoccupations de nos concitoyens. Il est bon de rappeler que la Côte d’Ivoire ne sera que ce que nous en ferons tous ensemble (pouvoirs publics, corps intermédiaires, institutionnels territoriaux, opposition, société civile, majorité). Nous avons les mêmes conditions de vie et sommes arrimés à une même communauté de destin. La pleine conscience de cette réalité doit nous aider à réduire les antagonismes dans notre société, car ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare. Nous sommes tous engagés dans un projet beaucoup plus grand que nos petites personnes, en tant que partie d’une communauté qui se développe par la coopération de tous ses membres.

Hamed Koffi Zarour avec la Mob Team lors d’une opération de salubrité

La Côte d’Ivoire est une chaîne où chaque maillon joue ou doit jouer un rôle important, quels que soient son statut, sa place et ses moyens. Ceci souligne le rôle du peuple et de la société civile dans la démocratie, les mœurs sociales, l’inspiration des lois, la définition des politiques publiques et les processus de développement par leurs implications, attitudes, comportements et participation. De ce point de vue, l’association des citoyens constitue un pouvoir, certainement le premier dans une République et la troisième force politique dans un pays, après la majorité et l’opposition. Comment l’organiser, l’utiliser et l’orienter ? Il ne doit pas servir à désintégrer la Nation, à affaiblir l’État et à paralyser le développement, mais à orienter l’action gouvernementale dans le sens de l’intérêt général et à rendre plus morale et humaine la politique, parce que l’homme n’est pas seulement un chiffre et un moyen de production. il est un vécu. C’est ce lien que nous voulons tisser, entre ces différentes dimensions de l’action.

Nous invitons les nantis à placer leurs avoirs dans le pays et non à l’extérieur, afin qu’ils soient injectés dans le circuit économique national. Nous les invitons à sortir de leurs citadelles d’égoïsme pour se solidariser avec les couches les plus pauvres de la nation, en l’absence d’amortisseurs sociaux, d’une redistribution plus démocratique des fruits de la croissance et d’un système rationnel et institutionnel de solidarité sociale. On ne devient pas multimillionnaire ou milliardaire en quelques petites années par l’opération du Saint-Esprit ou parce qu’on fait de la politique. Ils devraient y réfléchir sérieusement. Il y a un intérêt certain pour toutes les parties du corps social à se solidariser et à coopérer à la réalisation du bien être de tous. Merci encore et toute ma sympathie à votre lectorat et à tous ceux qui partagent avec moi cet espoir, cette vision et cette action de terrain.

©CotedivoireNews avec Linfodrome

Cotedivoirenews

Filière Hévéa: L’APROMAC en phase de devenir une Organisation Interprofessionnelle Agricole

Published

on

Filière Hévéa - L’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d'Ivoire (APROMAC) est presque prête à devenir une organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA),

Côte d’Ivoire – Filière Hévéa – L’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC) est presque prête à devenir une organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA), selon l’ordonnance de 2011. L’annonce a été faite ce mercredi 26 juin 2019, lors de son Assemblée Générale Ordinaire qui s’est tenue dans un hôtel d’Abidjan-Cocody.

En effet, pour l’ordonnance n°2011-473 du 21 décembre 2011 qui définit les conditions de création des organisations interprofessionnelles Agricoles, chaque filière doit se transformer en interprofession, dans un délai de 2 ans. Depuis cette date, les acteurs de la filière ont entamé démarches et réflexions pour la mise en place de l’interprofessionnelle de la filière Hévéa.

A lire aussi// Filière Hévéa: L’APROMAC en Assemblée générale Ordinaire

Les Organisations Interprofessionnelles Agricoles sont des groupements constitués par les organisations professionnelles Agricoles les plus représentatives de la production, de la transformation et la commercialisation ayant été reconnues comme telles par l’autorité administrative compétente au niveau national par produit déterminé dans les conditions définies par la présente ordonnance.

C’est dans cette logique que l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC), a mené actions et réflexions afin de remplir les conditions exigées par l’ordonnance de 2011, car la reconnaissance de la qualité d’OIA doit faire l’objet d’une demande adressée au ministre chargé de l’Agriculture.

Selon les responsables présents à l’AG de ce mercredi, l’APROMAC remplis désormais les conditions. Il s’agit entre autres, des dossiers constitués des statuts et règlement intérieur du groupement d’organisations professionnelles agricoles, du procès-verbal de l’AG constitutive, de la liste des membres de chaque collège ainsi que celle des membres du conseil d’Administration. Ce dossier doit être composé également des Procès-verbaux des réunions des organisations ayant désigné leurs représentants au sein du groupement d’organisations professionnelles agricoles, des derniers rapports d’activités des organisations dont sont issus les membres des collèges, mentionnant les quantités de produits ou du groupe de produits de chaque collège. Il doit être également constitué du document de stratégie et de plan d’actions du groupement d’organisations professionnelles agricoles approuvés par les différents collèges.

L’APROMAC ayant tous ces documents à sa possession, il ne lui reste que la dernière procédure, celle d’adresser une demande au ministère de l’Agriculture pour se voir attribuer la qualité d’Organisation Interprofessionnelle Agricole.

Notons qu’après avoir été proposé au cours de l’assemblée générale par 3 des 25 nouveaux administrateurs de la nouvelle APROMAC, conformément à l’ordonnance 2011, Krémien Malan Eugène a été élu à l’unanimité Président du conseil d’administration de l’APROMAC pour un mandat de trois (3) ans.

©CotedivoireNews 

Par Fulbert Koffi

Lire Plus

Cotedivoirenews

Union des journalistes de Côte d’ivoire: Les premières candidatures à la présidence de l’UNJCI enregistrées

Published

on

UNJCI-congrès-maison-de-la-presse

Côte d’Ivoire – Media – Le sécrétariat de l’union des journalistes de Côte d’Ivoire a ce mercredi 26 juin enregistré le dépot des premiers dossiers de candidature pour briguer la présidence de l’UNJCI.

Les équipes des candidats Lance Touré, Frank Etien, Idrissa Bamba, Jules Sylvain et Jean-Claude Coulibaly ont confirmé leur intention de diriger l’union des journalistes de Côte d’Ivoire qui sera bientôt en congrès ordinaire pour renouveler ses instances dirigeantes. Ils ont tous déposé leur dossier sauf le candidat déclaré, Felix BONY qui n’a pu le faire pour membres insuffisants sur sa liste. Les texte de l’UNJCI recommande 24 membres par liste.

L’équipe du candidat Lance Touré déposant ainsi son dossier au sécrétariat de l’UNJCI

Le candidat Bamba Idrissa deposant son dossier de candidature

Le Candidat Jean-Claude Coulibaly au sécrétariat de l’UNJCI
Jules Sylvain au sécrétariat de l’UNJCI
Franck Ettien au sécrétariat de l’UNJCI

©CotedivoireNews 

Parfait Dié

Lire Plus

Cotedivoirenews

Filière Hévéa: L’APROMAC en Assemblée générale Ordinaire

Published

on

Assemblée générale de APROMAC - hévéa

Côte d’Ivoire – Secteur Hévéa – L’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC) a convié ses membres à une Assemblée Générale Ordinaire ce mercredi 26 juin 2019, dans un hôtel d’Abidjan-Cocody.

Cette Assemblée Générale qui se tient tout au long de cette journée porte essentiellement sur la création de l’Organisation Interprofessionnel Agricole (OIA).

Selon les responsables, l’APROMAC remplissant désormais toutes les conditions pour la création de cette organisation, ont donc jugé utile de convoquer une AG afin d’informer les acteurs du secteur.

 Débutée à 9 heures par la cérémonie d’ouverture, cette assemblée porte sur plusieurs points. Il s’agit de la présentation des rapports des activités de l’année écoulée (2018), ainsi que de l’adoption des nouveaux statuts de l’APROMAC. Cela sera suivi par l’approbation des nouveaux membres de l’APROMAC, la prise d’acte, par les membres actuels de la perte de leur qualité de membres de l’APROMAC et celle de la fin anticipée du mandat du conseil d’Administration.

Cette rencontre ferme ses portes avec l’AG extraordinaire des nouveaux membres de l’APROMAC et du conseil d’Administration extraordinaire des nouveaux administrateurs.

©CotedivoireNews 

Fulbert Koffi

Lire Plus
Advertisement Enter ad code he
re

Tendances

Copyright © 2019 By ZKF Agency - +225 07 34 0909 6 Tous droits réservés