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Libre Opinion: Or donc notre justice peut être aussi rapide et assez efficace?

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Publié ce vendredi 4 octobre 2019 à 11h25min (Temps de lecture: 3min)

Côte d’Ivoire – Justice – Ce mercredi 3 octobre 2019, le président du conseil régional du Gbêkê, Mangoua Jacques a été condamné à 5 ans de prison ferme avec une amende de 5 millions au tribunal de première instance de Bouaké. La rapidité avec laquelle le dossier Mangoua Jacques a été traité fait l’objet d’une analyse du journaliste Assalé Tiemoko de l’hebdomadaire L’Eléphant Déchainé. Il donne un regard critique sur la justice ivoirienne qui semble se complaire dans une position jugée de justice à la solde.

Notre justice fait honneur.

Ainsi donc, en deux temps trois arrogance, notre service public de la justice, a, en quasiment 72 heures, arrêté, écroué, jugé et condamné à 5 ans de prison ferme, le président du Conseil régional du Gbeke, Jacques Mangoua, pour « détention » illégale d’armes de guerre » et autres infractions.
Que faut-il dire après un tel procès? Je n’ai pas vocation à me prononcer sur le fond du dossier parce que je ne le connais pas.
Je voudrais juste, comme je l’ai toujours fait dans ce pays, élever quelques remarques républicaines.


L’Etat de droit suppose l’absence de l’arbitraire. Il suppose aussi le traitement de tous les citoyens, de façon égalitaire devant la loi. Il suppose encore l’absence de privation de liberté-par respect au principe constitutionnel de la présomption d’innocence pour une personne-tant que la preuve de sa culpabilité, à la suite d’un procès équitable dans lequel tous ses droits ont été respectés, n’a pas été rapportée.
Le président Mangoua Jacques a été lourdement condamné, ce qui suppose que le procureur a pu établir un lien direct et non supposé, entre la présence des armes en question à son domicile et sa personne. Et c’est ce qui, sans doute, aurait justifié le choix de la procédure de flagrant délit.
Or le flagrant délit suppose que l’auteur supposé de l’infraction alléguée ait été pris sur les faits, au moment même de la commission de l’infraction ou que, ayant commis l’infraction, il ait été débusqué par la clameur publique dans un temps très voisin de l’instant de cette commission.
Dans cette affaire, telle ne semble pas être le cas. Et c’est à ce niveau que je voudrais dire un mot.
Il faut que notre service public de la justice arrête de se livrer en spectacle. Cette affaire d’armes de guerre découverte dans un domicile privé, non pas par les forces de l’ordre à la suite d’une investigation, mais dans des conditions rocambolesques, devrait appeler de la part du parquet de Bouake, à plus de modestie, de circonspection et de professionnalisme.
Et au lieu de retenir le flagrant délit pour faire du buzz et impressionner on ne sait qui, il aurait dû ouvrir une enquête sérieuse, investiguer pour comprendre l’environnement qui a présidé à l’arrivée de ces armes dans ce domicile. Et cela pouvait se faire en toute sérénité, sans condamner en 72 heures, un homme d’affaire qui emploie des centaines d’Ivoiriens, qui est le président élu d’un conseil régional et qui, par conséquent, offre toutes les garanties de représentation…et qu’on pouvait à tous moments avoir sous mains de justice.


Mais voilà, je ne suis pas le juge qui a prononcé la peine, ni le procureur qui, aux pas de course et uniquement à charge, a mené l’affaire. Sans doute pensent-ils avoir fait en toute honnêteté leur travail et qu’ils ont débarrassé la république, d’un dangereux criminel. Bravo et merci.
Merci de nous avoir permis de réaliser que notre justice est capable de faire preuve d’une célérité qui fait presqu’envie, dans certains dossiers.
Dans un environnement politique et social pourri où tous devrions avoir à l’esprit avant de poser chaque acte que l’arbitraire est le carburant qui alimente la fracture sociale, ils ont réussi à placer une affaire sérieuse et un verdict judiciaire, sous le joug du soupçon qui fait crier le peuple, dechaine des passions et fait perdre confiance dans la justice.


Mangoua Jacques retourne donc pour la deuxième fois en prison, cette fois-ci, sous le statut de « condamné « .
En 2008, alors qu’il était le président du Conseil général de Beoumi, le procureur de la république s’était arrangé pour l’embarquer dans l’affaire des vols monstrueux dans la filière café-cacao et l’avait embastillé à la Maca. Alors qu’il n’avait strictement rien à avoir dans cette affaire, car ne gérant aucune structure de la filière café-cacao. Il m’avait trouvé dans cette prison et avait occupé, pendant quelques mois, une cellule située en face de la mienne, au bâtiment dit des « Assimilés ». Avant d’être libéré quelques mois plus tard.
Le voilà de nouveau dans les griffes de notre justice qui nous fait honneur sous l’ombre du soupçon.

©CotedivoireNews

Assale Tiemoko Antoine
Journaliste indépendant

(Le titre et le chapeau sont de la redaction)

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Décès tragique du Pr Adonis-Koffy: Une formation gratuite en secourisme suggérée

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Pr Adony Koffy

Côte d’Ivoire – Santé – Suite au décès tragique du Professeure Adonis-Koffy, son époux et son fils de 13 ans, survenu dans la matinée du samedi 23 mai, et aux témoignages recueillis par ses collègues médecins, des suggestions ont été publiées par Docteur Kamara M.Assétou Laurence, Médecin économiste de la santé et Ancienne du SAMU de Côte d’Ivoire. Ci-après l’intégralité de son message.

Et si on parlait des secours d’urgence ?

Avant-hier et hier, les médecins de CI se sont retrouvés sur les lieux du dramatique accident qui a emporté leur collègue, Professeure Adonis-Koffy, son époux et son fils de 13 ans.

Ceci nous a permis sur place de dégager un certain nombre de constats dont il est de notre devoir de vous faire part et qui s’articulent autour de la problématique des premiers secours.

Nous nous plions donc à ce devoir moral.

Sur place, il nous a été aisé, en échangeant avec des témoins oculaires, d’avoir de plus amples informations, non sur les circonstances de l’accident, mais des réactions qui ont suivi le drame.

Il en est ressorti que les accidentés ne sont pas décédés aussitôt.  Peut-être qu’une intervention rapide des secours aurait pu leur donner une chance de survie. Mais non seulement les secours ont mis du temps à arriver sur place, mais aucun parmi la cinquantaine de témoins présents sur les lieux n’avait la moindre notion de secourisme. Et le couple Koffy s’est éteint progressivement sous les regards impuissants de ces témoins.

Le professeur Adonis-Koffy qui a tant donné à la médecine n’a pas pu bénéficier du retour d’ascenseur dont elle était en droit de s’attendre. Nous le ressentons avec beaucoup plus de douleur.

Dr Kamara M.Assétou Laurence

Tous avons crié à  l’incivisme, à l’indiscipline, à l’excès de vitesse, à l’ivresse au volant… oui nous avons indexé tous les travers ou les insuffisances mais il n’y a pas eu que ça.

C’est pourquoi, nous avons réfléchi à certaines suggestions aux autorités, sur la question.

-Sur place, nous avons pu constater qu’un travail municipal de démolition est en cours pour dégager les trottoirs des occupations anarchiques diverses. Ceci doit être accentué sans état d’âmes. 

Une fois cet espace public totalement dégagé, Monsieur le maire de Cocody ne pourrait-il pas le transformer en parcours santé à la mémoire de la disparue?

-Je le redis, cette voie est dangereuse avec ses virages. L’installation de bandes rugueuses pour limiter les vitesses serait salutaire. Même si nous sommes convaincus que de bien meilleures décisions comme des contrôles routiers plus sérieux s’opèreront désormais.

-Le maire de Cocody, et partant, les autorités municipales de nos villes ne pourraient-ils pas organiser des formations gratuites ouvertes à tous en secourisme pour minimiser les pertes en vies humaines dues aux retards conséquents des secours attendus et souvent bien loin des lieux d’accidents?

-Monsieur le maire de Cocody, nous nous permettons aussi de suggérer la création  du Samu communal en disséminant des bases dans les principaux secteurs de la commune de sorte à minimiser le trajet des secours donc de réduire le délai de prise en charge des victimes tout en augmentant leurs chances de survie.

Ce sont les quelques réflexions que nous imposent cette tragédie laquelle, si elle pouvait servir à améliorer les choses, nous permettrait de penser que cette famille n’est pas morte pour rien.

Au moins le décès de Professeure Adonis-Koffy aura été aussi utile que la vie qu’elle a menée à soulager son prochain.

Que ce choc nous réveille tous de sorte que Ya Laurence, son époux et son fils reposent en paix !

Docteur Kamara M.Assétou Laurence

Médecin économiste de la santé

Ancienne du SAMU de Côte d’Ivoire

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COVID-19: Le huitième centre de dépistage ouvert dans la commune de Bingerville

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CENTRE-COVID-de-Bingerville

Côte d’Ivoire – COVOD-19 – Dans le cadre du plan riposte contre le Coronavirus mis en place par le Gouvernement Ivoirien, le ministère de la santé et les autorités communales ont procédé ce mardi 26 mai 2020, à l’ouverture du 8ème centre de dépistage dans la commune de Bingerville.

Dans le but de permettre aux populations d’avoir accès à un centre de dépistage de proximité, le gouvernement Ivoirien a mis en place la construction des centres dans toutes les communes du grand-Abidjan. D’où celui de Bingerville situé au stade de ladite commune qui vient d’ouvrir ses portes ce mardi.

Le ministre Aka Aouélé a, à cette occasion invité les populations à se faire dépister.

Quant au maire de la commune de Bingerville, Issouf Doumbia, il a rassuré le ministère quant à la mise en place d’une politique de communication plus adaptée afin de sensibiliser les populations. En plus du respect des mesures barrières contre la COVID-19, les populations doivent se faire dépister afin de connaitre leur statut.

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Abran Saliho

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Enseignement supérieur: Le ministre Adama Diawara reçoit les rapports d’activités 2019 des structures sous tutelle

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Adama Diawara reçoit

Côte d’Ivoire – Enseignement Supérieur – Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a reçu, le lundi 25 mai 2020, à son cabinet, des mains du Directeur des affaires financières et du patrimoine (Dfp), Doumbia Ibrahima, les rapports d’activités 2019  des structures sous tutelle.

 Recevant ces rapports, le ministre Adama Diawara a rassuré ses collaborateurs en ces termes « je n’ai pas été nommé à ce poste pour engager une chasse aux sorcières, mais plutôt pour que notre ministère puisse relever tous les challenges. (…) Tous les problèmes seront réglés dans la mesure de nos possibilités ».

Puis, il a, à son tour, remis officiellement  ces rapports d’activités aux responsables de l’équipe d’évaluation « pour en faire bon usage, dans l’objectivité et la transparence ». 

 Au nom de ses pairs, le Directeur des affaires financières et du patrimoine (Dfp), Doumbia Ibrahima, a exprimé sa satisfaction pour  la nomination du ministre Adama Diawara à la tête du département et lui a rassuré de  sa  disponibilité à l’accompagner dans sa tâche.

Poursuivant le Dfp  a  rappelé que la direction des affaires financières et du patrimoine du ministère de l’enseignement supérieur,  a été reconnue comme étant la meilleure Dfp de Côte d’Ivoire. Aussi, a-t-il souligné, «  Il s’agit pour la Dfp de perpétuer la bonne gouvernance initiée au niveau du ministère du Budget ». 

Pour rappel,  Adama Diawara a été nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a le 13 mai 2020, en remplacement du Dr Abdallah Albert Toikeusse Mabri . Adama Diawara a pris fonction le jeudi 14 mai 2020.

©CotedivoireNews 

Cotedivoirenews avec Sercom

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