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Libre Opinion: Un mot pour le premier ministre Amadou Gon

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conférence de presse Amadou Gon

Côte d’Ivoire – La conférence de presse du Premier Ministre Amadou GON du 14 février 2018 dernier, mérite que nous nous y attardions un instant. Dans la forme, l’exercice est à saluer. Communiquer avec le peuple, dans le but de lui rendre compte devrait être pour tout dirigeant, un impératif qui va de soi. Notre premier ministre semble l’avoir bien compris.
Par ailleurs, le choix des sujets débattus est aussi à saluer. En axant son propos sur les sujets brulants de l’actualité, à savoir :

1.l’annexe fiscale, 2.le budget de l’Etat, 3. l’endettement, 4.la gouvernance, 5.le renouvellement du parc automobile et la limitation d’âge de véhicules d’occasion importés, il a fait preuve de responsabilité. Les ivoiriens avaient vraiment besoin d’entendre leurs dirigeants sur ces différents points qui ont provoqué des vagues de mécontentements et d’inquiétudes ces derniers mois.
Cela dit, dans le fond, cette sortie nous interpelle en plusieurs points qu’il est important de relever.
Globalement, elle nous a laissé sur notre faim. En ce sens que sur les points clés soulevés, l’intervenant n’a pas su apporter des réponses à la hauteur de nos attentes.

Sur la question de la modification de l’annexe fiscale, il a tenté d’en faire porter la paternité au gouvernement qui dit-il, se démarque par son attachement au dialogue face aux préoccupations des ivoiriens. Soit ! Toutefois il n’a échappé à personne que l’annexe contestée puis finalement modifiée avait été rédigée à l’exclusion des professionnels du secteur privé (Patronat, Chambre de Commerce, et les autres partenaires). C’est la pression des acteurs de ce secteur qui a contraint le gouvernement à revoir sa copie.
En outre, notre Premier Ministre a cru pouvoir nous rassurer sur l’inquiétant cycle d’endettement dans lequel s’est installé notre pays, en présentant des chiffres comparatifs avec certains pays de la sous-région. Ainsi, au vu de la norme communautaire de l’UEMOA qui est de 70% du PIB, il attribue à la Côte d’Ivoire un taux d’endettement à 42,1% en 2016, là où le Sénégal serait à 54% et le Ghana à 72%. Mais la vérité est qu’aucun pays en voie de développement, n’a nulle part dans le monde acquis son émergence au travers de l’endettement. A preuve, le Ghana à qui l’on prête ce niveau très élevé, vient d’annoncer sa décision de ne plus emprunter aux institutions de Bretton Woods.
Toutefois le problème de fond n’est pas à ce niveau. Il est ailleurs.
Tout d’abord, M. Amadou GON réfute les allégations selon lesquelles notre pays aurait bénéficié d’un appui budgétaire de la France, pour faire face au règlement des salaires des fonctionnaires. Selon lui, nos ressources intérieures, qui s’élevaient en 2017 à environ 3.227 milliards, auraient largement couvert les dépenses salariales, de fonctionnement et d’investissements. Accordons-lui le crédit de ses propres chiffres. Seulement, selon le Ministère chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, le budget 2017 prévoyait un montant total de 4.936 milliards pour couvrir lesdites charges, qui sont ainsi détaillées: Personnel : 1.508 milliards ; Sécurité sociale (Cnps/Cgrae) : 305 milliards ; Subventions et transferts : 377 milliards ; Dépenses de Fonctionnement : 985 milliards ; Dépenses d’investissements 1.761 milliards. Comment est-ce possible donc qu’il y soit parvenu sans appui extérieur, avec des ressources internes déficitaires de plus de 1.700 milliards ?
En outre, une autre interrogation se pose. Toujours sur la base des chiffres du Ministère chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, le budget prévisionnel de 2017 s’élevait 6.501 milliards. Et l’ensemble des recettes projetées (ressources internes + dons) : étaient de 4.868 milliards. Il restait donc pour boucler le budget, à s’endetter à hauteur de 1.633 milliards. Etant donné que ce budget prévisionnel affectait un montant de 1.376 milliards au titre du service de la dette, il apparait donc que l’Etat, sauf erreur ou émission de notre part, s’endette, pour payer ses dettes et couvrir le déficit budgétaire. S’enlisant ainsi dans un cycle qui ne fait qu’alourdir le poids de la dette globale. Surtout que les intérêts sur la dette pour 2017 seulement s’élevaient à 434 milliards.
En conséquence, la dette ivoirienne a pratiquement doublé en 05 ans. De 2013 où elle était évaluée à 5.250 milliards, elle s’élève aujourd’hui à 9.755 milliards environ.
Sur ces zones d’ombre, il aurait été profitable que le Premier Ministre se prononce sans contradictions.
Certes, M. Amadou GON a affiché sa volonté d’œuvrer au renforcement de la bonne gouvernance. Mais nous rappeler qu’il compte pour ce faire s’appuyer entre autres sur la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance n’a rien de rassurant. En effet, cette institution dispose de pouvoirs élargis pour traquer, poursuivre et faire sanctionner toutes les personnes s’adonnant à des pratiques opaques dans la gestion de leurs responsabilités. Malheureusement, sous réserve de preuves contraires, aucun cas de sanctions exemplaires, à l’encontre d’agents où d’entités morales corrompues, n’a été rendue publique. Cela laisse planer un doute légitime sur l’efficience de cette institution.
Sur la question de la limitation de l’âge des véhicules d’occasion importés, le Premier Ministre nous demande de « comprendre qu’il s’agit d’une réforme qui a pour objectif d’assurer le confort et la sécurité (…) et de renforcer ainsi la lutte contre l’insécurité routière et les accidents ». Nous réitérons (puisque nous nous étions déjà prononcé sur la question) que les arguments avancés pour motiver cette limitation sont inopérants. L’état des véhicules n’est responsable que de 4% des accidents de la circulation selon le Groupement des Sapeurs Pompiers Militaires. Et 92% aux facteurs humains (ignorance du code, alcool au volant, etc). Que cache donc réellement cette restriction à l’importation des véhicules d’occasion ? La question reste posée vu que le Premier Ministre n’y a pas répondu du tout !
Les points sus-évoqués constituent la première partie de l’intervention du Chef du Gouvernement. Il a dans une seconde partie évoqué les perspectives de l’action gouvernementale. Nous y reviendrons dans notre prochaine publication.
Ps : les montants mentionnés dans le texte sont exprimés en F.CFA.

 

©CotedivoireNews

Une contribution libre de Hamed Koffi Zarour

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Abidjan – Cocody: Un incendie se déclare dans la salle de jeu d’un hôtel

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sapeurs-pompiers-hotel-incendie

Côte d’Ivoire – Groupement des sapeurs pompiers militaires – GSPM – Un incendie s’est déclaré ce jeudi 18 avril à 14h55, dans l’enceinte de l’hôtel Sunrise sis à Cocody Riviera Attoban non loin du 30e arrondissement.

A lire aussi// Abidjan: Grave incendie près de Prima Center à la veille de la Saint Valentin

Selon les pompiers qui ont pu éteindre le feu, il s’agissait de la salle de jeu de l’hôtel logée au 2ème étage qui avait pris feu.
A partir d’une lance hissée de l’extérieur du bâtiment les pompiers ont pu vaincre le feu. Il faut signaler que les causes de cet incendie n’ont pas été révélé par les soldats du feu.

©CotedivoireNews

Parfait Dié


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Côte d’Ivoire -Yopougon: Mgr Lezoutié suspend la Communauté de « Maman Pauline »

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Suspension de la communauté de Maman Pauline

Côte d’Ivoire – Religion – A la messe chrismale qu’il a présidée, jeudi 18 avril, Mgr Jean Salomon Lezoutié a annoncé la suspension de la communauté catholique Maria Rosa Mystica, dirigée par « Maman Pauline », au centre d’une polémique suscitée par les propos d’une de ces disciples. A la télévision publique.

Mgr Jean Salomon Lezoutié, l’évêque de Yopougon, a réagi, jeudi 18 avril face à la polémique suscitée par l’affaire « Maman Pauline », la bergère dela communauté Maria Rosa Mystica, une communauté nouvelle controversée qui exerce ses activités dans son diocèse. « J’ai demandé au curé de dire à cette communauté nouvelle de suspendre ses activités puisqu’on ne pas faire comme si de rien n’était, a annoncé Mgr Jean

Salomon. J’ai demandé qu’ils arrêtent d’avoir leurs rencontres habituelles les mercredis et les vendredis. »

L’ordinaire de Yopougon a pris cette décision en attendant le rapport écrit des investigations menées par le curé de la paroisse Sainte Thérèse d’Avila de la Maca à laquelle est rattachée cette communauté nouvelle, et de la décision du conseil presbytérale du diocèse. « A Rome, on m’a déjà interrogé sur le cas « Maman Pauline » à la congrégation pour la liturgie et les chants sacrés quand nous étions en visite ad limina, a-t-il encore révélé. Nous sommes obligés cette fois-ci, de traiter assez sérieusement cette question, car ils sont informés de ce qui vient de se passer et ils attendent notre réaction.»

Polémique

Depuis l’après-midi du jeudi 11 avril, sur les réseaux sociaux ivoiriens, l’on a beaucoup parlé, sur les réseaux  sociaux ivoiriens, de « Maman Pauline » et de son disciple Adjoua qui la prend pour Dieu.

L’histoire s’est déroulée pendant la diffusion en direct de l’émission C’midi de la RTI1, la première chaîne de télévision ivoirienne. Invitée, une certaine Adjoua livre son témoignage de conversion. Se disant « ancienne sorcière», elle prétend avoir « tué » des dizaines de personnes avant sa conversion. Elle dit même avoir participé à la crise post-électorale 2010-2011 en envoûtant les protagonistes pour les pousser à s’entre-tuer. Elle ajoute avoir été « délivrée » par « Maman Pauline », la responsable de la communauté Maria Rosa Mystica.

L’ex sorcière Adjoua, délivrée par  »Maman Pauline »

Pour elle Adjoua, Maman Pauline est Dieu et elle aurait sauvé la Côte d’Ivoire par sa lumière. Recadrée par l’animatrice de l’émission, Caroline Da Sylva, elle quitte le plateau de la RTI1, furieuse. Entre railleries et indignation, les internautes, notamment ceux du groupe Observatoire démocratique de Côte d’Ivoire (ODCI) – qui compte près de 300 000 abonnés – se sont saisis de l’histoire. De leur côté, de nombreux catholiques, prêtres et laïcs ont exprimé leur incompréhension.

Qui est Maman Pauline?

La bergère Pauline – reconnaissable par ses longues robes souvent blanches et sa couronne – est la responsable de la communauté catholique « Maria Rosa Mystica » dans la commune de Yopougon et qui existe depuis 2002. Elle tient ses prières publiques les mercredis et les vendredis. « Maman Pauline » est aussi membre de la Coordination diocésaine des communautés nouvelles de Yopougon qui est sous la responsabilité de la Direction diocésaine des œuvres de Yopougon.

À cette communauté est liée une fondation « Maria Rosa Mystica » créée par un « disciple » de Maman « Pauline », Lucien Kouassi Kouadio. La première pierre de cette fondation qui fait de l’humanitaire et qui sera composée d’un sanctuaire, d’un hôpital, d’une école et d’un centre de formation –a été posée par le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, le dimanche 8 avril 2018. La communauté Maria Rosa Mystica est, par ailleurs, connue pour ses pratiques controversées, notamment les bains de purification du corps dans une « piscine » et ses rituels de délivrance.

©CotedivoireNews avec La croix Africa

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Agriculture – Mévente de l’anacarde: Le groupe parlementaire PDCI interpelle le gouvernement sur la misère des producteurs

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Mévente de l'Anacarde déclaration du PDCI

Côte d’Ivoire – Agriculture – Anacarde – Face à la mévente de la production de l’anacarde en Côte d’Ivoire, le groupe parlementaire PDCI-RDA, a dénoncé la misère des producteurs avant d’exhorter le gouvernement à garantir le prix d’achat qu’il a lui-même fixé à 375 FCFA/KG. C’était dans une déclaration produite ce mercredi 17 avril 2019. Ci-après l’intégralité de ladite déclaration.

DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE PDCI-RDA RELATIVE A LA MEVENTE DES NOIX DE CAJOU

Le Conseil des Ministres, lors de sa session du mercredi 06 février 2019, a annoncé l’ouverture de la campagne 2019 de commercialisation de noix cajou avec un prix planché bord champ fixé à 375 Fcfa/Kg. La campagne 2019 a démarré ainsi le 15 février 2019, avec un prix en baisse de 125 FCFA soit 20% par rapport à 2018.

Pour cette campagne 2019, des mesures ont été annoncées afin de développer la transformation, de maintenir l’équilibre de la filière et d’optimiser les revenus des producteurs. Ces mesures tiennent, notamment, à l’amélioration de la qualité marchande, au financement durable des acteurs de la commercialisation et au renforcement des mesures incitatives pour l’augmentation du taux de transformation locale.

Malheureusement, force est de constater une mévente bord champ des noix de cajou. Cette mévente se caractérise par le non-respect des prix fixés mais surtout par la rareté des acheteurs. En effet, pour cette campagne 2019, le prix fixé aux planteurs qui est de 375 FCFA par Kilogramme n’est pas respecté par les rares acheteurs qui se présentent dans nos campagnes. Les prix proposés aux bravent producteurs varient entre 100 et 250 FCFA selon les localités. Ainsi, malgré la forte paupérisation de nos concitoyens qui vivent de cette culture, aucune mesure sérieuse n’est prise par le Gouvernement pour trouver des solutions durables à cette situation qui perdure depuis la campagne 2018. Les producteurs se trouvent donc livrés à eux-mêmes dans une misère qui va crescendo.

C’est pourquoi le Groupe parlementaire PDCI-RDA tient à rappeler que dès l’accession de notre pays à l’indépendance, le Président Felix Houphouët BOIGNY, père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne a fait le choix de baser l’économie nationale sur le secteur agricole. Ce secteur a été très rapidement le moteur de la croissance économique de la Côte d’Ivoire. Les principales cultures de rente sont le café, le cacao, l’hévéa et le palmier à huile dans les zones forestières, le coton et récemment l’anacarde dans les zones de savane. Aujourd’hui encore, ce secteur demeure la principale source de richesse du pays, lui conférant un poids économique et une puissance agricole en Afrique et dans le Monde.

L’anacarde qui a été introduit comme plante de reboisement dans les zones de savanes du centre et du Nord de la Côte Ivoire s’est avéré être une source de diversification agricole dans notre pays. En effet, la noix de cajou, produit de l’anacardier est commercialisée avec beaucoup de succès dans les pays asiatiques, américains et européens.

Le rôle stratégique joué par cette filière dans notre économie n’est plus à démontrer. En effet, la production nationale de noix de cajou est passé de 180 000 tonnes en 2005 à 715 000 tonnes en 2015 et à 761 000 tonnes en 2018, faisant de la Côte d’Ivoire, le premier pays producteur mondial de noix de cajou. Cette filière touche directement 450 000 producteurs et fait vivre indirectement environ 4 500 000 ivoiriens.

Afin de rendre cette filière plus performante, l’Etat de Côte d’Ivoire a procédé à la réforme des filières coton et anacarde en 2013 en introduisant un nouveau cadre institutionnel avec la loi n°2013-656 du 13 septembre 2013 qui crée le Conseil du Coton et de l’Anacarde en remplacement de l’ARECA. Cette réforme vise l’amélioration des performances de la filière par :

• La recherche dans la filière ;

• L’encadrement des planteurs ;

• L’organisation du circuit de commercialisation ;

• L’accroissement de la transformation locale ;

• L’organisation des acteurs et la gouvernance de la filière.

Cette réforme en termes de résultats attendus devrait permettre d’assurer un prix rémunérateur aux producteurs (60% du prix CAF) et faciliter l’écoulement de leur récolte.

Cependant, nonobstant quelques avancées observées notamment l’accroissement de la production, l’objectif principal de garantir un prix rémunérateur aux producteurs n’est pas atteint et les planteurs peinent à écouler leurs récoltes. Plus grave, le prix officiel bord champ de la noix de cajou n’est pas respecté et ce, dans l’indifférence du Gouvernement.

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA constate, en effet, avec regret que face aux difficultés actuelles des producteurs, aucune solution ni aucun secours ne sont proposés par le Gouvernement qui garde un silence incompréhensible sur cette grave conjoncture dans la filière.

Au regard de cette situation dramatique le Groupe parlementaire PDCI-RDA :

Interpelle le Gouvernement sur la misère que vivent les producteurs d’anacarde dans nos campagnes ;

Invite le Gouvernement à trouver des moyens appropriés pour l’achat de toute la production des noix de cajou ;

Exhorte le Gouvernement à garantir le prix d’achat qu’il a lui-même fixé à 375 FCFA/KG et à mettre en place une politique plus efficace pour assurer la première transformation d’au moins 50% de la production au niveau local.

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA, dans ces moments de difficultés, apporte son soutien aux producteurs abandonnés à leur propre sort et les assure que le PDCI-RDA, Parti fondé sur les bases du Syndicat Agricole Africain, se tient à leurs côtés et sera leur porte-voix partout où besoin sera.

Dans cette perspective, comme pour l’affaire du riz avarié, le Groupe parlementaire PDCI-RDA adressera une question orale avec débat au Ministre de l’agriculture et du développement rural et à son collègue de l’Industrie sur la commercialisation et l’industrialisation dans la filière anacarde afin que tous les Ivoiriens soient informés sur la gouvernance de cette importante filière.

Fait à Abidjan le 17 Avril 2019

Pour le Groupe Parlementaire PDCI-RDA

L’Honorable ADI Kouamé Isac

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