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Politique: Charles Blé Goudé sur TV5MONDE « La réconciliation est un échec »

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Côte d’Ivoire – Lutte contre le Coronavirus: Affi N’Guessan fait des propositions

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Publié ce lundi 30 mars 2020, à 15h10min (Temps de lecture: 15min)

Côte d’Ivoire – COVID-19 – Après la déclaration d’état d’urgence faite par le président de la République avec la mise en place de plusieurs mesures, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan fait d’autres propositions pour accélérer la lutte contre la pandémie à Coronavirus en Côte d’Ivoire.

Dans une déclaration produite ce samedi 28 mars 2020, Affi N’Guessan a félicité les mesures mises en place par le gouvernement ivoirien.

« Je voudrais ici saluer l’engagement personnel du chef de l’Etat. Cela était nécessaire afin que nos compatriotes prennent conscience de la gravité de la situation et s’impliquent à travers leur comportement dans la lutte contre la propagation de la pandémie. Je salue également toutes les mesures annoncées qui devraient contribuer à endiguer la propagation de la maladie. En effet, comme je l’avais souhaité, l’état d’urgence est nécessaire pour donner au gouvernement les moyens juridiques de réguler la vie économique et sociale du pays dans le contexte particulier imposé par les contraintes de la lutte contre la pandémie », a fait savoir Affi N’Guessan.

Pour lui, ces mesures mises en place ne sont pas suffisantes vu la rapidité de propagation du virus en Côte d’Ivoire. Raison pour laquelle, il fait d’autres proposition au gouvernement Ivoirien.

« La fermeture des frontières et les perturbations dans le fonctionnement des entreprises auront des répercussions sur les conditions de travail et les emplois, sur la santé financière des entreprises, la croissance économique et les conditions de vie des ménages », a indiqué l’ex Premier ministre de Laurent Gbagbo.

Selon lui, la crise sanitaire que traverse le pays étant multiforme et mult-sectorielle, elle transcende les questions de sécurité et de sûreté nationale.

La loi sur l’Etat d’urgence de 1959 est désuète et le décret du 23 mars pris en application de cette loi est inadapté pour faire face efficacement à la situation. Il faut donc un instrument juridique plus adapté pour fonder et légitimer le plan national de riposte. Cet instrument c’est la Loi d’Urgence Sanitaire. C’est pourquoi, il fait plusieurs propositions.

« Partout dans le monde, des mesures sont prises pour adresser ces problématiques. C’est pourquoi je voudrais proposer au gouvernement :

1 – en ce qui concerne les travailleurs et les emplois

  • la prise de décisions d’ordre réglementaire ou législatif pour garantir les emplois et les salaires des travailleurs, y compris lorsque l’employeur opte pour l’aménagement des conditions de travail, voire pour le travail à distance.

2 – en ce qui concerne les impacts sur les entreprises et les ménages, Il apparaît évident que l’enveloppe budgétaire de 95 milliards annoncée par le chef de l’Etat sera très largement insuffisante pour soutenir les entreprises et les ménages, et pour juguler les effets d’une prévisible récession économique. Je réitère ma proposition de mettre en place un fonds, d’un montant initial de 1000 milliards de FCFA pour financer le plan de riposte contre le COVID-19. Ce fonds sera alimenté par :

  • une réorientation budgétaire en vue de lui affecter 300 milliards par la réduction de certains postes budgétaires, notamment les budgets de fonctionnement de la présidence de la république, des institutions et de certains ministères ;
  • une contribution des organismes financiers régionaux pour un montant de 100 milliards. C’est le cas notamment de la BOAD qui vient de décaisser 15 milliards de FCFA au profit de chaque Etat membre de l’UEMOA.
  • un appui de 300 milliards provenant des institutions multilatérales de développement, en particulier la Banque mondiale qui a débloqué 12 milliards de dollar pour venir en aide aux pays fragiles affectés par cette crise et du FMI qui a débloqué 50 millards de dollars ;
  • une aide bilatérale de 200 milliards à rechercher auprès de certains pays amis, notamment ceux avec lesquels notre pays entretient une forte coopération économique et commerciale. Le Maroc vient dans ce cadre d’obtenir de l’Ue un fonds de 450 millions d’€ pour faire face au coronavirus
  • une contributions à hauteur de 100 milliards FCFA de personnalités, entreprises, associations et fondations qui souhaiteraient participer à la lutte contre la pandémie du coronavirus en Côte d’Ivoire. Plusieurs banques établies en Côte d’Ivoire ont déjà fait des dons au gouvernement. Ce fonds sera affecté aux opérations suivantes :
  • Achat d’équipements et de médicaments pour faciliter la lutte contre le COVID19, à concurrence de 200 milliards ;
  • Octroi d’un filet social correspondant au smig (60.000 FCFA ) pour les travailleurs du secteur informel, les travailleurs indépendants et les salariés du secteur formel pour un montant total de 600 milliards FCFA
  • Combler la perte de revenus des entreprises, particulièrement les PME-PMI à hauteur de 200 milliards FCFA
Au-delà de ces mesures, et jusqu’à la fin de la crise, les ménages et entreprises bénéficieront des dispositions suivantes :

1/ Pour les ménages :

  • Report du paiement des factures d’électricité et d’eau ;
  • Report de tout encours bancaires ;
  • Report du paiement de tout loyer et charges locatives.

2/ Pour les entreprises :

  • Report du paiement d’impôts, taxes et charges sociales ;
  • Report du paiement de tout encours bancaires ;

3 – Enfin, en ce qui concerne les aspects politiques

Dans le contexte actuel de lutte contre la propagation du Coronavirus, les mesures de limitation des déplacements des populations et de confinement ne sont pas de nature à favoriser la participation de tous aux opérations d’identification et d’enrôlement. Aussi, je propose la suspension de toutes ces activités.

Par ailleurs, il serait dommageable à notre nation que la gouvernance démocratique de notre pays soit totalement anéantie par les exigences de la lutte contre la pandémie du coronavirus.


Au contraire, il est impérieux que la représentation nationale, en l’occurrence, l’Assemblée Nationale et le Sénat continuent de fonctionner afin d’exercer en permanence leur mission de contrôle de l’action gouvernementale.

En conséquence, le président de l’Assemblée Nationale et le président du Sénat, en concertation avec le gouvernement, doivent s’atteler à trouver les voies et moyens pour que le Parlement puissent poursuivre sa mission, dans le respect des mesures de protection et de distanciation sociale, notamment en vue de débattre du Plan National de Riposte et sur la Loi d’Urgence Sanitaire ».

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Abran Saliho avec Sercom

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Coronavirus – Grève annoncée des agents de santé: Le ministère de la santé promet améliorer leurs conditions de travail

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ministre de la santé Aka Aaoulé

Côte d’Ivoire – COVID-19 – Après l’annonce d’un arrêt de travail de 72 des agents de santé, le ministère de la santé et de l’hygiène publique promet améliorer leurs conditions de travail et rassure les populations. Ci-après le communiqué du ministère.

« Ce dimanche 29 mars 2020, un groupe de syndicaliste du secteur de la Santé a publié une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle il appelait les agents de santé à observer un arrêt de travail dans 72h. Ces syndicalistes réclament des primes de risque, un renforcement du matériel et des équipements pour le personnel médical.

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Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique tient à rassurer la population ivoirienne que plusieurs mesures ont été prises, pour permettre aux agents de santé de travailler, dans cette situation de crise, dans de bonnes conditions.

Bientôt la mise à disposition du matériel et équipement

Ainsi, du matériel technique et des équipements ont été acquis par le gouvernement et seront mis à la disposition du personnel de santé dans les jours à venir. Concernant la question du risque des agents, le Ministère a prévu des primes de risque et d’encouragement pour cette période de crise. Ces décisions ont été portées à la connaissance des principaux syndicats (COORDISANTE, Mouvement des agents pour un système de santé performant…).
Dans le but de favoriser un climat apaisé dans le secteur, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique reçoit demain lundi 30 mars 2020, au cabinet dudit ministère, la plateforme des syndicats de la Santé, pour échanger, et trouver un point d’accord, en vue de fédérer les différentes énergies contre l’ennemie commun: Le COVID-19.

Direction de la Communication et des Relations Publiques du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. »

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Coronavirus: L’Ivoirien Koffi Alle relève l’impact économique de la maladie et fait des propositions

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Coronavirus L’Ivoirien Koffi Alle

Côte d’Ivoire – Covid-19 – Le pays est sécoué à l’instar des autres pays de la planette par la pandémie à Coronavirus affectant ainsi le tissu social et économique. Dans cette contribution, Koffi Alle, économiste et Conseiller principal de l’Administrateur pour l’Afrique au Fonds monétaire international (Fmi), relève l’impact de la maladie à Coronavirus, sur l’Économie.

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La maladie à coronavirus (COVID-19) qui sévit, depuis plus de 3 mois maintenant, est à la fois une crise sanitaire mondiale mais aussi à l’origine d’une crise économique.

Nous sommes dans une situation qui s’apparente à ce que les économistes appellent une crise jumelle, c’est-à-dire une crise dans un secteur, qui entraîne presque simultanément une autre dans un 2ème secteur. De la même façon que la maladie a commencé en Chine, les premières conséquences économiques sont liées au statut de ce pays dans l’économie mondiale.

La Chine est, en effet, devenue depuis quelques années maintenant, le moteur de la croissance économique mondiale (elle y contribute pour 28%) et de la demande mondiale, notamment en matières premières. Conséquence, la crise du Coronavirus a traduit au propre comme au figuré, la fameuse maxime populaire qui dit que “Quand la Chine éternue, le reste du monde attrape le rhume”!

Intéressons nous ici aux canaux de transmission par lesquels la crise sanitaire du Coronavirus impacte déjà les économies africaines en général et celle de la Côte d’Ivoire en particulier. Deux niveaux d’effets peuvent être mis en évidence: d’abord les effets directs provenant des bouleversements en Chine et en Europe (nos principaux partenaires) et ce que j’appelerais les effets de second round, c’est-à-dire l’impact économique des mesures de riposte au COVID-19, prises par nos pays.

Au niveau des effets directs, la crise du COVID-19 en Chine affecte les pays africains essentiellement par le canal du commerce avec ses sous-composantes que sont le prix des matières premières et les recettes douanières et par l’activité touristique dans une certaine mesure.

Les prix des matières premières ont connu une chute drastique générale allant d’un peu plus de 10% pour le cacao ou le cuivre à près de 50 % pour le pétrole brut. La baisse de la demande chinoise explique en grande partie cette chute, notamment pour les minerais.

Toutes choses étant égales par ailleurs, la baisse des prix des matières premières affecte directement les recettes d’exportation des pays comme la Côte d’Ivoire (produits agricoles), le Gabon, la Guinée Equatoriale (pétrole) ou la RDC (minerais). La chute des flux commerciaux, particulièrement les importations, cause aussi la baisse de nos recettes douanières.

En ce qui concerne les effets de second round, l’impact économique des mesures prises par nos pays pour faire face au COVID-19, vient s’ajouter aux effets directs nés des bouleversements des chaines de valeurs mondiales.

De la Côte d’Ivoire à la RDC en passant par le Sénégal, les mesures prises par nos gouvernements contiennent des similarités et je les classerai en 2 grands groupes, avant d’aborder leur impact potentiel: les mesures sanitaires d’une part et les mesures de prévention de la contamination d’autre part.

Les mesures sanitaires impliquent des dépenses publiques, généralement non prévues au budget, compte tenu de la survenance de la pandémie en milieu d’année budgétaire. Il va falloir trouver les ressources nécessaires pour l’achat de tous les équipements et consommables additionnels qu’il faut pour la prise en charge des malades, sans compter les dépenses diverses y compris les campagnes de sensibilisation des populations.

Les commandes en équipements et consommables sanitaires font appel aux importations, donc un besoin en devises étrangères, au moment même où ces devises s’amenuisent compte tenu de la baisse des exportations.

Les mesures de prévention de la contamination sont celles qui vont asurément impacter le plus l’économie ivoirienne pour ce qui nous concerne le plus.

En effet, les mesures de confinement et de restriction de la circulation des personnes et des biens vont induire une baisse certaine de l’activité économique. Il faut déjà prévoir une baisse de la croissance en fin d’année 2020, comme pratiquement tous les pays du monde d’ailleurs. En particulier, la fermeture des restaurants, bars et autres activités victimes du couvre-feu affecte directement un pan de l’économie nationale.

En bout de chaîne, les mesures prises par le gouvernement pour réduire la propagation du COVID-19 auront un impact négatif sur l’emploi et les recettes fiscales- et ceci n’est pas une critique.

Plusieurs de nos compatriotes perdront malheureusement leur emploi suite aux fermetures et à la baisse de l’activité dans certains secteurs, notamment le tourisme et les secteurs liés au commerce extérieur.

De même, il faut s’attendre à une baisse des recettes fiscales, compte tenu des effets négatifs sur les chiffres des entreprises et la chute attendue des revenus de l’impôt synthétique auquel sont assujettis les micro-entreprises et PME du secteur de la restauration et activités de loisir.

Quelles sont les réponses qui s’offrent à la Côte d’Ivoire et aux pays africains face à la crise economique née du COVID-19?

Comment atténuer l’impact des mesures amères mais inévitables que nos gouvernements sont amenés à prendre et redonner des chances de reprise rapide à l’économie post-crise? Deux niveaux de réponses existent.

Au niveau national, malgré la charge budgétaire induite déjà par les dépenses de santé exceptionnelles (95 milliards 880 millions CFA annoncés pour la CI), il faut, comme d’autres pays, prévoir un plan de soutien aux entreprises, notamment les PME et micro-entreprises dont certaines risquent d’être sinistrées.

Ce plan peut inclure des soutiens financiers directs, des reports de paiements et allègements d’impôts. Il faut à ce sujet, saluer les mesures prises par la BCEAO pour faciliter le financement du secteur privé en cette période. Il est impérieux d’adjoindre à cette réponse de politique monétaire, l’autre bras, c’est-à-dire la réponse de politique fiscale; cela, une fois que l’évaluation de l’impact économique promise par le Chef de l’Etat aura été faite.

Outre l’effort national, la seconde ligne de réponse réside dans le soutien apporté par les institutions internationales dont nous sommes membres, à l’ensemble de leurs pays actionnaires, notamment aux plus faibles.

Pour faire face à l’impact économique du COVID-19, le FMI et la Banque mondiale ont, en effet, actionné leurs instruments financiers les plus rapides. Ainsi, le FMI a mis à la disposition de nos pays à faible revenu, la Facilité de Crédit Rapide qui est une ligne de crédit à taux zéro, sans conditionalité, déboursant un montant équivalent à 50% du quota du pays demandeur au sein du FMI.

Plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs ont ainsi la possibilité de recourir à ces ressources pour soutenir leur effort national de riposte au COVID-19 et réduire son impact négatif sur leurs économies.

Terminons sur cette pensée forte de l’ex-Président américain, John Kennedy, qui renferme un enseignement de premier plan pour notre gestion de la pandémie du COVID-19: “ Ecrit en langue chinoise, le mot crise renferme deux caractères; l’un représente le danger et l’autre, l’opportunité”.

Le coronavirus est un danger comme l’humanité n’en a pas vu depuis longtemps, et nous nous inclinons devant les morts de cette pandémie, des plus illustres aux anonymes.

Mais en même temps que nous nous mobilisons en Côte d’Ivoire et en Afrique pour contenir la pandémie, cette crise sanitaire nous offre aussi l’opportunité de refléchir sur nos politiques en matière de santé publique.

Avons-nous alloué suffisamment de ressources et avons-nous utilisé de manière efficiente les ressources allouées à la santé? Quel est notre niveau de préparation, en tant que nation, pour répondre aux crises, quelque soit la nature de la crise? Quelles leçons devons-nous tirer demain, de la gestion de cette crise du coronavirus? Et qu’aurons-nous appris de vital pour mieux protéger notre nation contre le danger?

Des réponses à ces questions dépendra notre triomphe, demain! Que Dieu nous protège!

KOFFI Alle

Economiste, Conseiller Principal de l’Administrateur pour l’Afrique au FMI

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