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Visitez Côte d’Ivoire: L’histoire du peuple Ando (Ano)

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le peuple Ando

Côte d’Ivoire – Visitez Côte d’Ivoire – Les Ano ou encore Ando Denkyira sont une population d’Afrique de l’Ouest vivant en Côte d’Ivoire. Ils font partie du groupe Akan, ils abandonnent la langue Twi pour celle du Tano suite à leur migration en Côte d’Ivoire.

Le pays Ano est composé de peuples d’origines diverses qui ont su créer par leur cohésion, une spécificité. Ce ne sont ni des Agni, ni des Baoulé encore moins des Malinké. Je vous exhorte à prendre un nom Djamon Malinké et un prénom arabe et non à prendre un nom et un prénom malinké ». C’est en ces termes que le professeur Allou Kouamé René, maître de conférences au département d’histoire à l’université de Cocody, a invité, les étudiants Ano de Prikro, au cours d’une conférence publique au district d’Abidjan au Plateau, à retrouver leurs sources.

Selon le conférencier, qui est intervenu sur le thème « Histoire et formation du peuple Ano », les Anofoè (autochtones de Prikro) vivent sur un territoire de 2400 km2 séparé des Djimini au Nord par la rivière Gbo Ngbonzué, au nord-est et à l’est le Comoé sépare les Anofoè respectivement des Barabo et des ano-Abè. La rivière Sungbun marque à l’Ouest la limite avec les Wawolé (Baoulé). Pour l’éminent universitaire, ce sont les Djimini, les Koulango, les Ngen (Ga) et les Sopié (Akyé) qui ont été à la base du peuplement du pays ano.

Le nom Ano ou Ando vient du mot twi Adom/Adum qui signifie « guerre » ,la migration des Ano Denkyira aura lieu au début du 18 siècle suite à la chute de leur royaume le Denkyira qui contrôlait la Gold Coast d’une main de fer . Les Denkyira sont écrasés à Feyassé en 1701 par la coalition formée par Osei Tutu (Roi du Kwaman) qui prendra le nom d’Asantemaa .Des Denkyira migrent vers l’ouest avec à leur tête Alui Ndohui qui formera plus tard le royaume Ano. Les fondateurs de l’Ano, de l’Ano Abè et les Wawolé Alanguira relèvent de cette migration-là. La traversée du comoé pour la plupart des migrants, se fera à Gblaglaso à la hauteur de Katimanso.

Bien avant leur arrivée dans l’Ano proprement dit, les Ano Denkyira ont recontré sur le territoire ano abè de la région de Katimanso où ils ont séjourné, des Sopié et le clan kpanyi kpin. Ce clan affirme que ses ancêtres ont une origine céleste ; tradition malheureusement généralisée à l’ensemble des Ano Abè.

Ces Sopié sont des Akyé car l’expression pié racine de leur nom est une ancienne appellation du peuple Akyé.

Voilà en réalité l’origine de la tradition qui veut que quand les Anofoè entrent en guerre, les Akyé se doivent de leur fournir de la poudre à canon. L’alliance avec les Sopié, explique les rapports anciens entre Ano et Akyé.

Les fondateurs de l’Ano étaient pour l’essentiel composés de deux clans, celui des Alui Dumnihen placé sous le commandement direct d’Alui Ndohu. L’autre, le clan Ahuan constitué par les descendants directs du roi Ntim Gyakari, était sous la direction de Ndum Kpen (Ntim Panyi) . Bien que les dirigeants du clan Gyilimanbu sont aussi d’ascendance denkyira, leur cas sera étudié ultérieurement. L’ethnonyme ano ou ando comme le spécifie bien la tradition orale dérive d’Adum, c’est dire les guerriers. Le même nom fut adopté par des

Denkyira fondateurs du royaume d’Adum, intégrés par la suite au royaume wassa fiase où ils occupent la localité d’Adum Banso . Il ne faut pas lier la migration des Alui Dumnihen à celle des Wawolé Assabou, sous prétexte qu’Alui  Ndohu sera de passage à Niamonou . Les Wawolé Assabou appartiennent à la grande migration aowin qui débute dès 1721, après la défaite désastreuse de l’Aowin devant l’Asante. Alui Ndohu s’est rendu à Niamonou dans le seul but de conclure un ‘’modus vivendi » au nom de ses compagnons Alanguira, avec les Assabou parce que les premiers étaient Denkyira d’origine et les seconds asante d’origine.

Il fut pour cela décidé, de ne pas transporter dans le nouvel espace des raisons de guerres passées. Le nom Ndjé (fourmis magnans), servira à caractériser le peuplement Agni-wawole assabou issu de la migration aowin de 1721-1727 qui déferla en territoire ano. En effet ces migrants étaient en nombre considérable, c’est d’ailleurs pour cette raison que leur langue s’imposera dans l’Ano . Bien que cette migration prend fin autour de 1727, certains groupes ont vécu plus ou moins longtemps dans le Wawolé, le Moronou ou l’Anyi Bona avant de s’établir dans l’Ano; de sorte que la période butoire de leur peuplement va au-delà de 1740 soit après la guerre qui opposera les Agni Morofoè aux Wawolé.

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Abran Saliho avec Rezo Ivoire

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Abidjan – N’Dotré: Un accident de circulation fait 7 morts et plusieurs blessés

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accident N'Dotré

Côte d’Ivoire – Société – Un accident de circulation survenu ce jeudi 22 avril 2021, sur la voie d’Abobo N’Dotré carrefour « Bandji » a fait 17 victimes dont 07 morts selon le bilan du groupement des Sapeurs pompiers militaires.

La circulation était pertubée ce matin. Les raisons, un accident impliquant un camion benne, un minicar et un taxi a eu lieu à N’dotré, au Carrefour « Bandji ». Les agents des sapeurs pompiers militaires et de la police étaient sur place.

©CotedivoireNews

Abran Saliho

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Procès du bombardement de Bouaké: l’honneur de la France est sauf mais des interrogations demeurent!

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bombardement de Bouaké

Côte d’Ivoire – Politique – Les lampions sont éteints à Paris sur le procès du bombardement par l’aviation ivoirienne du camp français à Bouaké en 2004, avec à la clé, neuf (9) soldats français et un civil américains tués.

Le verdict est connu : la condamnation à vie des trois pilotes absents dans le box des accusés. Il s’agit du Biélorusse Yury Sushkin et des officiers ivoiriens, Ange Gnanduillet et Patrice Oué.

Chacun en fonction de ses attentes y trouve certainement son compte. Les familles des soldats tués, peuvent se satisfaire d’avoir enfin obtenu que ce procès se tienne et certainement des dédommagements qui accompagneront. Les ministres De Villepin, Alliot-Marie et Barnier peuvent également se satisfaire de s’en être sorti à bon compte, en ayant conscience de n’avoir pas servi la vérité. Les ivoiriens de leur côté, se satisferont de voir le président Gbagbo lavé de l’opprobre qu’on a voulu mettre sur lui.

Enfin, l’Etat français peut certainement se réjouir d’avoir sauvé les meubles et de sortir de ce bourbier, l’honneur sain et sauf sans que sa responsabilité dans cette scabreuse affaire n’ait jamais été évoquée.

Finalement « tout le monde il est content, tout le monde il est gentil ».

Mais à l’analyse, ce procès n’a rien apporté de nouveau qu’on ne sache déjà. Tout au contraire les zones d’ombre et les nombreuses interrogations qu’on avait avant, demeurent toujours ; et la principale interrogation n’a pas eu de réponse : qui a donné l’ordre de prendre pour cible le local qui abritait les soldats français ?

La présence effective des pilotes biélorusses et ivoiriens à ce procès aurait permis d’avoir une réponse à cette violente question. Mais voulait-on vraiment savoir à ce procès de qui émanait cet ordre ?

Une autre incongruité qu’on a décelée dans ce procès, c’est la convocation à la barre, de l’officier ivoirien, co-pilote du Biélorusse Yury Sushkin, Ange Gnduillet. Il est de notoriété publique, que ce dernier est décédé depuis des années. Comment les autorités judiciaires françaises peuvent convoquer un mort à la barre ?

A qui ont-ils remis la convocation ? Ou ont-ils vraiment convoqué les pilotes ? Si elles ont fait cette démarche pourquoi ne se sont-elles pas rendu compte que l’officier ivoirien n’est plus de ce monde ?

Cet état de fait démontre à souhait que ce procès est une parodie trouvée pour contenter les familles des victimes et calmer leur colère.

A ce procès, il a été également donné de voir le spectacle pathétique et désolant des tout-puissants ministres de Chirac, De Villepin, Alliot-Marie et Barnier, allant de parjure en parjure, se renvoyant les responsabilités comme des élèves du primaire, dans la droite ligne de : « Monsieur ce n’est pas moi, c’est lui-là ! ». Finalement aucun d’entre eux n’est responsable de quoi que ce soit.

Les officiers militaires ne sont pas en reste. Si ces derniers sont formels que l’ordre de bombarder le camp français n’émanait pas du président Gbagbo, certains d’entre eux ont essayé de ressusciter le story telling qui était le leur en 2004. Pour ceux-ci, l’entourage « radical » du président Gbagbo, conscient de l’échec de l’opération « Dignité », a délibérément donné l’ordre aux pilotes du sukkhoï de s’en prendre au camp français, sans apporter ne serait-ce qu’un début de preuve à cette assertion qui pue le mensonge à mille lieux.

De nombreux observateurs de l’opération « Dignité » à cette époque, étaient tous unanimes pour reconnaître que les frappes aériennes avaient désorganisé le dispositif des rebelles à Bouaké et que ses principaux responsables avaient pris la clé des champs.

En tout état de cause, de ce procès on retient que les trois pilotes accusés sont condamnés à vie (certainement que l’officier Gnanduillet reviendra de l’au-delà pour purger sa peine). Mais les ministres et tous les responsables français qui ont facilité la fuite des pilotes biélorusses n’ont pas été et ne seront jamais inquiétés. Ils ont délibérément servi des mensonges éhontés et s’en sortent à bon compte. Les soldats tués ont eu droit à un procès et leurs familles seront certainement indemnisées. Mais les morts ivoiriens devant l’Hôtel Ivoire des suites de cette histoire de Bouaké, eux passeront par pertes et profit.

A la fin de ce procès, la France s’en sort avec l’honneur sauf et là se trouve l’essentiel !

Mais s’il y a eu un soir en Eburnie, il y aura assurément un matin et l’ivraie sera séparée du vrai.

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Nazaire Kadia, Analyste Indépendant

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Côte d’Ivoire: Tout sur l’attaque des postes de garde de la base militaire de N’Dotré qui a fait 3 morts et 1 blessé

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attaque anyama

Côte d’Ivoire – Les postes de garde de la base militaire de N’Dotré dans la commune d’Abobo ont été attaqués dans la nuit du mardi à mercredi 21 avril 2021, par des individus non-identifiés. Trois morts et un blessé du côté des assaillants ont été enregistrés. Ci-après le communiqué qui précise tout.


Dans la nuit du 20 au 21 avril 2021, aux environs de 01 h 00, des individus non identifiés ont ouvert le feu sur les postes de garde de la base militaire de N’dotré dans la commune d’Abobo, avec l’intention certaine d’y pénétrer de force. La réaction immédiate des sentinelles de faction a donné lieu à des échanges de tirs nourris, obligeant les assaillants à prendre la fuite.
Le bilan provisoire fait état de

Un blessé léger côté ami ; – Trois tués et un blessé fait prisonnier côté ennemi ainsi que de nombreux matériels saisis.
Des opérations militaires de ratissage ont été engagées sur le terrain et se poursuivent. La situation sécuritaire reste sous contrôle
L’Etat-Major Général des Armées invite les populations à garder toute leur sérénité et à vaquer tranquillement à leurs occupations.

Fait à Abidjan, le 21 avril 2021

Le Général de Corps d’Armée

LASSINA DOUMBIA

Chef d’Etat-Major Général des Armées

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